Lorsqu'en ouvrant les yeux, j'apperçois le soleil de la fenêtre de ma chambre, lorsqu'en me réveillant, j'ai des chansons en tête, lorsqu'en me réveillant, j'ai le sourire aux lèvres, je crois que la journée commence bien.
Contente d'hier soir, contente d'avoir partagé, contente de les avoir vus, contente que tous soient venus. Et puis, contente de moi. Je ne suis pas si souvent vraiment contente de moi, mais là, je le suis, et ça fait du bien. Vraiment.
Alors je me sens bien, j'ai envie de rire, de danser, de chanter à tue tête, de m'étourdir jusqu'à tout voir de travers. Jusqu'à ce que le monde autour de moi tourne alorsque je regarde le ciel.
Dehors le soleil est caché par les nuages à présent. Je vois les feuilles des arbres frémir. Mais je souris, après tout, le beau temps va sûrement revenir.
La maison est vide, j'ai mis de la musique. Papa est parti tôt ce matin pour aller chercher Tamo. Et maman, je ne sais pas trop mais où qu'elle soit elle ne devrait pas tarder.
Enfin.
J'aime les journées qui commencent bien.
Kanaillou
samedi, mai 23
jeudi, mai 21
Jeudi 21 mai 2009
Absurdité.
"I don't know why, I don't know how, yesterday you told me 'bout the blue blue sky".
Un jour d'été où les fenêtres sont ouvertes, tout paraît plus simple. Un jour d'été passé allongée au soleil tout paraît mieux.
"What a wonderful world".
Je me demande.
Le Bac arrive et cette fois ci, tout est plus sûr. On a eu nos convocations. Et c'est dans moins d'un mois. Alors tout ne paraît plus d'été. Mais quand même. Un peu.
En fait je ne sais pas trop. Je ne sais même pas ce que je suis en train d'écrire.
Absurdités.
Si tout pouvait être comme un long jour d'été, ce serait mieux. Mais non. Ou oui. C'est peut-être très subjectif en fait. Ca doit dépendre de chacun et de chaque jour.
Enfin. Ou pas.
Pas "Enfin".
Enfin quoi. Je ne sais pas trop. (Encore?) . Ca y est , je déraille. Peut-être que non en fait. Peut-être que je ne déraille pas.
J'ai des mots dans la tête et ils ne veulent rien dire. Si , ils veulent sûrement dire quelque chose mais je ne dois pas bien comprendre.
Absurdité.
J'ai un tas de truc dans ma tête, quand j'y pense. Mai "un tas de truc" ca devient vite un grand vide. Ou alors le bordel.
Passer du vide au grand bordel. Pourquoi pas? Après tout, pourquoi pas.
Il y a des moments où tout va de travers. Ou peut-être que c'est moi qui ne marche plus très droit. Ou non.
Vraiment, je crois que je déraille. Ca me fait rire. C'est drôle?
J'en sais rien mais il fait beau, les oiseaux chantent, j'écoute de la musique et je ne fais rien. Ou presque rien. Alors peut-être que c'est drôle.
Absurdités.
"Madame rêve d'apesanteur, des heures des heures de voltige, à plusieurs".
J'avais commencé à analyser cette chanson une fois. C'était drôle. Et puis je n'ai jamais fini.
Je pense que je ne pense pas assez que je devrais arrêter de penser un peu.
Ou arrêter de ne dire que des choses sans sens. Ah, une paronomase ("sans sens"). J'aime bien cette figure.
Nan, en fait j'en suis sûre. Je déraille.
Je devrais arrêter de...
Oh puis mince. Je ne devrais pas arrêter. Et je devrais enlever le verbe "devoir" de ma bouche pendant qualques temps. Ou pas. Ou peut-être.
Absurdités.
"So I'm sailing through the see to an island were we'll meet. You'll hear the music fill the air, I'll put a flower in your hair"
Je ne sais pas pourquoi j'écoute cette chanson en boucle en ce moment. Elle n'est même pas géniale. Juste "a catchy tune" comme on a vu en anglais.
L'ombre du barbequeue est assez rigolotte sur le mur en face de moi.
Absudités.
En fait, si je résume, il y a le soleil, une fenêtre ouverte, le barbequeue qui laisse sa trace éphèmère sur le mur en face de moi. Un verre de jus de fruit vide, mon portable posé sur le "Sortir" de cette semaine (ou peut-être de la semaine dernière?), de la musique, moi qui chantonne et qui écris des mots en vrac juste parce que j'en ai envie (et je trouve que c'est une bonne raison), mon jardin que j'entraperçois, une maison qui sent l'été et moi qui me demande si j'ai pensé à ouvrir à mes parents qui sont sortis, tout à l'heure, comme ils me l'avaient demandés...( j'ai un doute. Vraiment)
Mais à quoi bon résumer l'irrésumable? Parce qu'il n'y a pas que ça, il y a des pensées qui se perdent, les souffles réguliers de ma respiration, un vide qui n'en est pas un, des "j'en sais rien" qui me font hausser les épaules, des grimaces juste pour en faire. Mon chat qui a passé l'après- midi à dormir au soleil, mes parents qui sont allés marcher, des moments de plus rien et des riens de moment qui passent et qui repartent.
Alors bon.
Absurdités.
Et je secoue la tête et riant parce que je crois que vraiment, je déraille.
Kanaillou
"I don't know why, I don't know how, yesterday you told me 'bout the blue blue sky".
Un jour d'été où les fenêtres sont ouvertes, tout paraît plus simple. Un jour d'été passé allongée au soleil tout paraît mieux.
"What a wonderful world".
Je me demande.
Le Bac arrive et cette fois ci, tout est plus sûr. On a eu nos convocations. Et c'est dans moins d'un mois. Alors tout ne paraît plus d'été. Mais quand même. Un peu.
En fait je ne sais pas trop. Je ne sais même pas ce que je suis en train d'écrire.
Absurdités.
Si tout pouvait être comme un long jour d'été, ce serait mieux. Mais non. Ou oui. C'est peut-être très subjectif en fait. Ca doit dépendre de chacun et de chaque jour.
Enfin. Ou pas.
Pas "Enfin".
Enfin quoi. Je ne sais pas trop. (Encore?) . Ca y est , je déraille. Peut-être que non en fait. Peut-être que je ne déraille pas.
J'ai des mots dans la tête et ils ne veulent rien dire. Si , ils veulent sûrement dire quelque chose mais je ne dois pas bien comprendre.
Absurdité.
J'ai un tas de truc dans ma tête, quand j'y pense. Mai "un tas de truc" ca devient vite un grand vide. Ou alors le bordel.
Passer du vide au grand bordel. Pourquoi pas? Après tout, pourquoi pas.
Il y a des moments où tout va de travers. Ou peut-être que c'est moi qui ne marche plus très droit. Ou non.
Vraiment, je crois que je déraille. Ca me fait rire. C'est drôle?
J'en sais rien mais il fait beau, les oiseaux chantent, j'écoute de la musique et je ne fais rien. Ou presque rien. Alors peut-être que c'est drôle.
Absurdités.
"Madame rêve d'apesanteur, des heures des heures de voltige, à plusieurs".
J'avais commencé à analyser cette chanson une fois. C'était drôle. Et puis je n'ai jamais fini.
Je pense que je ne pense pas assez que je devrais arrêter de penser un peu.
Ou arrêter de ne dire que des choses sans sens. Ah, une paronomase ("sans sens"). J'aime bien cette figure.
Nan, en fait j'en suis sûre. Je déraille.
Je devrais arrêter de...
Oh puis mince. Je ne devrais pas arrêter. Et je devrais enlever le verbe "devoir" de ma bouche pendant qualques temps. Ou pas. Ou peut-être.
Absurdités.
"So I'm sailing through the see to an island were we'll meet. You'll hear the music fill the air, I'll put a flower in your hair"
Je ne sais pas pourquoi j'écoute cette chanson en boucle en ce moment. Elle n'est même pas géniale. Juste "a catchy tune" comme on a vu en anglais.
L'ombre du barbequeue est assez rigolotte sur le mur en face de moi.
Absudités.
En fait, si je résume, il y a le soleil, une fenêtre ouverte, le barbequeue qui laisse sa trace éphèmère sur le mur en face de moi. Un verre de jus de fruit vide, mon portable posé sur le "Sortir" de cette semaine (ou peut-être de la semaine dernière?), de la musique, moi qui chantonne et qui écris des mots en vrac juste parce que j'en ai envie (et je trouve que c'est une bonne raison), mon jardin que j'entraperçois, une maison qui sent l'été et moi qui me demande si j'ai pensé à ouvrir à mes parents qui sont sortis, tout à l'heure, comme ils me l'avaient demandés...( j'ai un doute. Vraiment)
Mais à quoi bon résumer l'irrésumable? Parce qu'il n'y a pas que ça, il y a des pensées qui se perdent, les souffles réguliers de ma respiration, un vide qui n'en est pas un, des "j'en sais rien" qui me font hausser les épaules, des grimaces juste pour en faire. Mon chat qui a passé l'après- midi à dormir au soleil, mes parents qui sont allés marcher, des moments de plus rien et des riens de moment qui passent et qui repartent.
Alors bon.
Absurdités.
Et je secoue la tête et riant parce que je crois que vraiment, je déraille.
Kanaillou
mercredi, mai 13
Mercredi 13 mai 2009
Par la fenêtre, il fait tout juste nuit. Je suis dans ma chambre. Sur mon bureau, juste à côté de moi, une tasse brûlante de tisane.
Le 13 mai.
Et là, tout s'accèlère.
Le bac approche, la fin du trimestre arrive en même temps.
Nine en comédie musicale c'est le 22.
La fin du stgae de l'image en partage, c'est cette semaine. L'expo, lundi prochain.
Puis il y a les spectacles de fin d'année, les envies d'y aller.
Les Week end longs.
Bientôt la conduite.
Les vacances à programmer.
Et puis le printemps, les oiseaux qui chantent, le vent qui souffle de temps en temps. Le soleil, quelques fois encore, la pluie.
L'envie de musique dévorante.
Les coups de "pffffff" réguliers.
Les aprèms passés assise à bosser.
Les aprèms passés au soleil.
L'envie d'écrire.
Les pensées qui se perdent dans le Tout.
Pffffff.
Le 13 mai quoi.
Kanaillou
Le 13 mai.
Et là, tout s'accèlère.
Le bac approche, la fin du trimestre arrive en même temps.
Nine en comédie musicale c'est le 22.
La fin du stgae de l'image en partage, c'est cette semaine. L'expo, lundi prochain.
Puis il y a les spectacles de fin d'année, les envies d'y aller.
Les Week end longs.
Bientôt la conduite.
Les vacances à programmer.
Et puis le printemps, les oiseaux qui chantent, le vent qui souffle de temps en temps. Le soleil, quelques fois encore, la pluie.
L'envie de musique dévorante.
Les coups de "pffffff" réguliers.
Les aprèms passés assise à bosser.
Les aprèms passés au soleil.
L'envie d'écrire.
Les pensées qui se perdent dans le Tout.
Pffffff.
Le 13 mai quoi.
Kanaillou
vendredi, avril 24
Vendredi 24 avril 2009
15h25.
J'englouti un bol de semoule avec un steak de soja tout en tapant quelques mots. Je vis au rythme des vacances. Hier soir, après la séance de 22h30 au cinéma, je regarde quelques épisodes de "weeds". Couchée à 3h du matin, levée à 12h30 et je mange à 15h25. J'aime les journées comme celles-ci où le tems n'a pas d'emprise.
D'ailleurs, je remarque que je ne porte pas ma montre. Je ne la met pas lorsque je ne veux pas voir le temps. Après tout, c'est bien mieux de se dire que les heures n'existent pas. J'ai passé mon temps de "début de journée" à lire (relire) "les trottoirs à l'envers" (et je suis à jour!).
En fait, j'aurais pu faire l'analyse de ma chanson en anglais, me replonger dans l'ETRANGER (pensées dirigées de l'autre côté de la mer vers Mélie ;) ) que j'ai déjà lu , certes mais qu'il va falloir que je relise; ou peut-être, ADOLPHE, de Constant. Mais non.
Manger un bol de semoule, un steak de soja en écrivant ou lire les trottoirs à l'envers me donnait plus envie aujourd'hui. Pour l'instant.
Je ne sais pas trop ce que j'écris.
Je repense à samedi dernier, l'anniversaire d'Alison, une nuit courte mais absolument géniale.
Je repense à plein de choses en fait...Mais j'évite de penser que la rentrée, c'est dans trois jours.
Demain on va voir l'expo d'Andy Warhol avec Papa.
J'ai eu mon code. Uen bonne chose de faite pendant ces vacances.
Je rêvasse. Je pense aux mille choses que j'aurais à faire, que j'aurais pu faire...Mais que je ne fais pas. Enfin.
Je peux toujours dire que les vacances sont faites pour ça...
Kanaillou
J'englouti un bol de semoule avec un steak de soja tout en tapant quelques mots. Je vis au rythme des vacances. Hier soir, après la séance de 22h30 au cinéma, je regarde quelques épisodes de "weeds". Couchée à 3h du matin, levée à 12h30 et je mange à 15h25. J'aime les journées comme celles-ci où le tems n'a pas d'emprise.
D'ailleurs, je remarque que je ne porte pas ma montre. Je ne la met pas lorsque je ne veux pas voir le temps. Après tout, c'est bien mieux de se dire que les heures n'existent pas. J'ai passé mon temps de "début de journée" à lire (relire) "les trottoirs à l'envers" (et je suis à jour!).
En fait, j'aurais pu faire l'analyse de ma chanson en anglais, me replonger dans l'ETRANGER (pensées dirigées de l'autre côté de la mer vers Mélie ;) ) que j'ai déjà lu , certes mais qu'il va falloir que je relise; ou peut-être, ADOLPHE, de Constant. Mais non.
Manger un bol de semoule, un steak de soja en écrivant ou lire les trottoirs à l'envers me donnait plus envie aujourd'hui. Pour l'instant.
Je ne sais pas trop ce que j'écris.
Je repense à samedi dernier, l'anniversaire d'Alison, une nuit courte mais absolument géniale.
Je repense à plein de choses en fait...Mais j'évite de penser que la rentrée, c'est dans trois jours.
Demain on va voir l'expo d'Andy Warhol avec Papa.
J'ai eu mon code. Uen bonne chose de faite pendant ces vacances.
Je rêvasse. Je pense aux mille choses que j'aurais à faire, que j'aurais pu faire...Mais que je ne fais pas. Enfin.
Je peux toujours dire que les vacances sont faites pour ça...
Kanaillou
vendredi, avril 10
Vendredi 10 avril
J'aime me perdre dans les mots, accrochée au téléphone. J'aime me perdre dans les fleurs blanches des cerisiers, lorsque je regarde par la fenêtre.
J'aime être là et regarder, j'aime les savoir autour.
Retrouver mon violon, le sentir dans ma main qui s'assouplit au fur et à mesure que je joue. Sentir mes doigts glisser sur la touche et ne plus me rendre compte de l'Autour.
La nuit, quand je me réveille, j'ai peur. Je tourne mais n'ose pas me mettre dos à la porte. Je me réveille comme ça, d'un coup, sans savoir pourquoi. Si, cette nuit, je me souviens de pourquoi maintenant que j'écris.
Enfin.
Cuisiner en écoutant Debussy, the Kooks, the Kinks, Cocoon ou une playlist... Un geste qui se répète pour couper des oignons, le couteau qui frappe la planche de façon régulière. Mes pensées qui dansent au fil du temps passé dans la cuisine.
Lorsqu'elle est arrivé hier, elle m'a dit qu'elle m'emmenait avec elle. Je suis sortie et on a passé l'après midi ensemble.
Merci.
Tout faire pour faire quelque chose. Ecrire pour remplir le vide, cuisiner pour se concentrer sur le bruit de la poelle sur le feu, sur ce qui est en train de cuire, sur la musique qui emplit la maison vide.
Faire plaisir.
Espèrer aller mieux et douter. Puis sourire et avancer à petits pas mais quand même.
Se laisser bercer et regarder dehors les cerisiers en fleurs.
Le printemps est là, il n'y a plus de doute. Si le printemps est là, ça va aller. Tout ira mieux. Il suffit de se laisser par la légerté des couleurs, par la musique , par le soleil.
Tout ira bien.
Je ferme les yeux, quelques instants.
Rêver.
Kanaillou
J'aime être là et regarder, j'aime les savoir autour.
Retrouver mon violon, le sentir dans ma main qui s'assouplit au fur et à mesure que je joue. Sentir mes doigts glisser sur la touche et ne plus me rendre compte de l'Autour.
La nuit, quand je me réveille, j'ai peur. Je tourne mais n'ose pas me mettre dos à la porte. Je me réveille comme ça, d'un coup, sans savoir pourquoi. Si, cette nuit, je me souviens de pourquoi maintenant que j'écris.
Enfin.
Cuisiner en écoutant Debussy, the Kooks, the Kinks, Cocoon ou une playlist... Un geste qui se répète pour couper des oignons, le couteau qui frappe la planche de façon régulière. Mes pensées qui dansent au fil du temps passé dans la cuisine.
Lorsqu'elle est arrivé hier, elle m'a dit qu'elle m'emmenait avec elle. Je suis sortie et on a passé l'après midi ensemble.
Merci.
Tout faire pour faire quelque chose. Ecrire pour remplir le vide, cuisiner pour se concentrer sur le bruit de la poelle sur le feu, sur ce qui est en train de cuire, sur la musique qui emplit la maison vide.
Faire plaisir.
Espèrer aller mieux et douter. Puis sourire et avancer à petits pas mais quand même.
Se laisser bercer et regarder dehors les cerisiers en fleurs.
Le printemps est là, il n'y a plus de doute. Si le printemps est là, ça va aller. Tout ira mieux. Il suffit de se laisser par la légerté des couleurs, par la musique , par le soleil.
Tout ira bien.
Je ferme les yeux, quelques instants.
Rêver.
Kanaillou
lundi, avril 6
Lundi 6 avril, plus tard.
Quelques rires attrapés assis contre un mur.
S'évader le temps d'un instant, ne pas voir passer le temps et se sentir mieux.
Essayer de se dire que ça ira...
Et ne plus penser, se laisser porter par le vent pour se sentir légère avant de retomber sur terre.
Ils étaient là, assis à côté et moi, je souriais.
Puis elle m'a embarqué dans sa voiture pour me déposer. On a fait quinze mille détours mais on est arrivé. "J'ai fait un CD juste pour toi, pour te déposer".
On a discuté.
Ca m'a changé les idées.
Sous le soleil de fin de journée je me suis dit que j'aimais être là, avec eux.
Sous le soleil de fin de journée, j'ai pensé que c'était le printemps et que les fleurs me souriaient alors que les oiseaux chantaient.
Je me suis sentie bien. C'était court mais c'était bien.
kanaillou
S'évader le temps d'un instant, ne pas voir passer le temps et se sentir mieux.
Essayer de se dire que ça ira...
Et ne plus penser, se laisser porter par le vent pour se sentir légère avant de retomber sur terre.
Ils étaient là, assis à côté et moi, je souriais.
Puis elle m'a embarqué dans sa voiture pour me déposer. On a fait quinze mille détours mais on est arrivé. "J'ai fait un CD juste pour toi, pour te déposer".
On a discuté.
Ca m'a changé les idées.
Sous le soleil de fin de journée je me suis dit que j'aimais être là, avec eux.
Sous le soleil de fin de journée, j'ai pensé que c'était le printemps et que les fleurs me souriaient alors que les oiseaux chantaient.
Je me suis sentie bien. C'était court mais c'était bien.
kanaillou
Lundi 6 avril
Se réveiller en plein milieu de la nuit.
Se balancer tout doucement pour se rendormir, essayer de se bercer. Mais au moindre bruit, à la moindre image de la nuit, ouvrir les yeux.
Ne plus savoir quoi faire.
Tourner, se retourner, se lever, allumer la lumière, l'éteindre.
Appeler.
Fermer les yeux à nouveau.
Se demander.
Je suis lancée dans un corps à corps passionné, acharné. Jalouse, je ne supporte pas que le temps m'échappe, que la fatigue me gagne.
Un corps à corps houleux.
Trop de bruit. Envie de crier de se défouler...
Nager, sauter, tourner la tête et voir.
Se dépenser pour ne plus penser.
Puis ça me gagne. Je n'arrive plus à respirer, tout va trop vite. D'abord j'avais mal au coeur. Je ne me contrôle plus. Je perds mes moyens. Je ne suis plus là.
Je me calme doucement et je reste immobile quelques instants avant de passer à autre chose.
Tout qui monte et se démonte.
Je les sens avec moi. ils restent à côté, attentifs.
Je suis perdue dans un océan sombre. Les vagues noires cherchent à m'engloutir et lorsque tout se calme, je reste à la surface de l'eau et je regarde le ciel.
Epuisée de tout, épuisée de la lute trop intense.
Alors je me laisse bercer par la musique ou par le silence et je m'en vais , je fais une pause avant que tout me rattrappe.
Je suis fatiguée.
Kanaillou
Se balancer tout doucement pour se rendormir, essayer de se bercer. Mais au moindre bruit, à la moindre image de la nuit, ouvrir les yeux.
Ne plus savoir quoi faire.
Tourner, se retourner, se lever, allumer la lumière, l'éteindre.
Appeler.
Fermer les yeux à nouveau.
Se demander.
Je suis lancée dans un corps à corps passionné, acharné. Jalouse, je ne supporte pas que le temps m'échappe, que la fatigue me gagne.
Un corps à corps houleux.
Trop de bruit. Envie de crier de se défouler...
Nager, sauter, tourner la tête et voir.
Se dépenser pour ne plus penser.
Puis ça me gagne. Je n'arrive plus à respirer, tout va trop vite. D'abord j'avais mal au coeur. Je ne me contrôle plus. Je perds mes moyens. Je ne suis plus là.
Je me calme doucement et je reste immobile quelques instants avant de passer à autre chose.
Tout qui monte et se démonte.
Je les sens avec moi. ils restent à côté, attentifs.
Je suis perdue dans un océan sombre. Les vagues noires cherchent à m'engloutir et lorsque tout se calme, je reste à la surface de l'eau et je regarde le ciel.
Epuisée de tout, épuisée de la lute trop intense.
Alors je me laisse bercer par la musique ou par le silence et je m'en vais , je fais une pause avant que tout me rattrappe.
Je suis fatiguée.
Kanaillou
samedi, avril 4
Samedi 4 avril 2009
Se sentir oppressée.
Un de ces moments ou l'on panique, sans savoir pourquoi et sans savoir comment. Juste comme ça, pour tout.Pour tout le Trop plein, pour la mauvaise nuit.
Se laisser emporter par son corps et ne plus contrôler.
Trembler, pleurer, crier.
Ne plus se souvenir. Juste du début de la respiration trop forte, trop rapide. Elle à côté, de ceux qui arrivent.
Puis de la fin. Des chochetements, des mains sur mes jambes qui tremblent, des mains qui me tiennent et qui me rassurent.
Se calmer tout doucement.
Ne plus être dans l'Autre monde, celi où l'on a peur.
Se reposer. Je souris.
Les regarder autour de moi.
Ecouter quelques instants la musique du silence rythmée par mes souffles qui se calment.
Ne plus penser , fermer les yeux , juste un peu mais ne pas s'endormir.
Ne pas s'être rendue compte.
Se demander.
Attendre, s'asseoir, se mettre debout, marcher.
Attendre.
Le voir arriver, être soulagée.
Rentrer, à la maison.
Discuter.
Se demander.
Kanaillou
Un de ces moments ou l'on panique, sans savoir pourquoi et sans savoir comment. Juste comme ça, pour tout.Pour tout le Trop plein, pour la mauvaise nuit.
Se laisser emporter par son corps et ne plus contrôler.
Trembler, pleurer, crier.
Ne plus se souvenir. Juste du début de la respiration trop forte, trop rapide. Elle à côté, de ceux qui arrivent.
Puis de la fin. Des chochetements, des mains sur mes jambes qui tremblent, des mains qui me tiennent et qui me rassurent.
Se calmer tout doucement.
Ne plus être dans l'Autre monde, celi où l'on a peur.
Se reposer. Je souris.
Les regarder autour de moi.
Ecouter quelques instants la musique du silence rythmée par mes souffles qui se calment.
Ne plus penser , fermer les yeux , juste un peu mais ne pas s'endormir.
Ne pas s'être rendue compte.
Se demander.
Attendre, s'asseoir, se mettre debout, marcher.
Attendre.
Le voir arriver, être soulagée.
Rentrer, à la maison.
Discuter.
Se demander.
Kanaillou
vendredi, mars 27
La nuit du 27 au 28 mars 2009
La télé est allumée, mais pas trop fort. J'ai mon casque sur les oreilles et je laisse "radio deezer" pour découvrir...
Ce matin j'ai souri lorsuqe je me suis levée. J'ai souri, même quand la pluie est tombée alors que j'avais les cheveux lissés. J'ai souri lorsque j'ai glissé dans les escaliers parce que ej ne regardais pas mes pieds. Je n'ai plus souri lorsqu'elle m'a dit qu'elle n'avait pas son Bafa et qu'elle a pleuré, dans mes bras. Je n'ai pas souri sur la route du retour. Puis je me suis dis qu'elle allait retrouver les bras de sa mère, alors ça m'a rassuré.
J'ai souri au cours de comédie musicale, quand on dansiat avec les cercaux, quand on chantait, quand on on l'écoutait et que ses doigts se posaient doucement sue la piano.
J'ai souri après, dehors, avec eux puis dans Sa voiture, avec elles. J'ai souri encore, assise au McDo' quand on a papoté, tard. J'ai souri quand je suis rentrée et que j'ai trouvé mon père endormi sur la canapé. J'ai souris quand je lui ai raconté. Je souris quand je pense à ma soirée, quand je pense que je suis pressée d'être Lundi , préssée de les revoir. Je souris quand j'écris pour raconter cette journée, où j'ai souri.
Il y a des jours où tout va mieux. Le ciel gris devient poètique, la pluie , douce et légère vient nous caresser, un petit rayon de soleil vient nous bercer et l'air paraît agréable. Il y a des jours où sourire permet d'avancer et de se dire que ça va aller, que tout est si beau autour. il y a des jours où sourire, juste pour sourire, ça fait du bien.
Et ces jours là, j'aime fermer les yeux et me laisser guider par mes pieds qui rythment mes pensées...
Kanaillou
Ce matin j'ai souri lorsuqe je me suis levée. J'ai souri, même quand la pluie est tombée alors que j'avais les cheveux lissés. J'ai souri lorsque j'ai glissé dans les escaliers parce que ej ne regardais pas mes pieds. Je n'ai plus souri lorsqu'elle m'a dit qu'elle n'avait pas son Bafa et qu'elle a pleuré, dans mes bras. Je n'ai pas souri sur la route du retour. Puis je me suis dis qu'elle allait retrouver les bras de sa mère, alors ça m'a rassuré.
J'ai souri au cours de comédie musicale, quand on dansiat avec les cercaux, quand on chantait, quand on on l'écoutait et que ses doigts se posaient doucement sue la piano.
J'ai souri après, dehors, avec eux puis dans Sa voiture, avec elles. J'ai souri encore, assise au McDo' quand on a papoté, tard. J'ai souri quand je suis rentrée et que j'ai trouvé mon père endormi sur la canapé. J'ai souris quand je lui ai raconté. Je souris quand je pense à ma soirée, quand je pense que je suis pressée d'être Lundi , préssée de les revoir. Je souris quand j'écris pour raconter cette journée, où j'ai souri.
Il y a des jours où tout va mieux. Le ciel gris devient poètique, la pluie , douce et légère vient nous caresser, un petit rayon de soleil vient nous bercer et l'air paraît agréable. Il y a des jours où sourire permet d'avancer et de se dire que ça va aller, que tout est si beau autour. il y a des jours où sourire, juste pour sourire, ça fait du bien.
Et ces jours là, j'aime fermer les yeux et me laisser guider par mes pieds qui rythment mes pensées...
Kanaillou
lundi, mars 16
mardi 16 mars 2009
Je suis rentrée chez moi plus tôt. Après que mon prof de cinéma m'a raccompagné au lycée, mon père est venu m'y chercher.
Mal aux oreilles. Franchement, il fait beau, je suis restée deux heures allongée sur la pelouse aujourd'hui et j'ai ce mal d'oreilles qui est là et qui ne veut pas s'en aller. Je ne me sens même pas malade, pad trop fatiguée, enfin je ne crois pas, je respire avec mes deux narines il y a juste ce mal aux oreilles qui reste qui m'encombre qui me fait atrocement mal et qui prends toute mon attention. Je déteste ça.
vraiment.
J'aurais tellement voulu rester au cinéma, regarder la fin du film qui me plaisait, et là, être dehors, sur la route du Chaplin au Lycée , sous le soleil et souriante. Mais non. Il a fallu que je me lève pour sortir de la salle de projection. J'avais mal et le son était fort. Je ne pouvais plus. Alors je suis sortie, mon prof est venu voir si tout allait bien. J'ai pris mes affaires et il m'a raccompagné au lycée. Tout ça à cause d'un mal aux oreilles incessant. J'ai RDV chez le médecin tout à l'heure. Je vais rater mon cours de théâtre...
Maintenant je ne sais même plus quoi faire. Je suis là , toute seule chez moi, et je n'ai plus qu'à attendre, rentrer n'a pas changé grand chose...Si, je suis au calme au moins...
Je deteste ça.
J'ai l'impression d'avoir perdu une journée, une belle journée...Tout ça à cause d'un mal aux oreilles!
Kanaillou
Mal aux oreilles. Franchement, il fait beau, je suis restée deux heures allongée sur la pelouse aujourd'hui et j'ai ce mal d'oreilles qui est là et qui ne veut pas s'en aller. Je ne me sens même pas malade, pad trop fatiguée, enfin je ne crois pas, je respire avec mes deux narines il y a juste ce mal aux oreilles qui reste qui m'encombre qui me fait atrocement mal et qui prends toute mon attention. Je déteste ça.
vraiment.
J'aurais tellement voulu rester au cinéma, regarder la fin du film qui me plaisait, et là, être dehors, sur la route du Chaplin au Lycée , sous le soleil et souriante. Mais non. Il a fallu que je me lève pour sortir de la salle de projection. J'avais mal et le son était fort. Je ne pouvais plus. Alors je suis sortie, mon prof est venu voir si tout allait bien. J'ai pris mes affaires et il m'a raccompagné au lycée. Tout ça à cause d'un mal aux oreilles incessant. J'ai RDV chez le médecin tout à l'heure. Je vais rater mon cours de théâtre...
Maintenant je ne sais même plus quoi faire. Je suis là , toute seule chez moi, et je n'ai plus qu'à attendre, rentrer n'a pas changé grand chose...Si, je suis au calme au moins...
Je deteste ça.
J'ai l'impression d'avoir perdu une journée, une belle journée...Tout ça à cause d'un mal aux oreilles!
Kanaillou
dimanche, mars 15
Diamnche 15 mars 2009
Il fait beau.
J'aime me dire ça en ce moment, le soleil revient et le printemps arrive avec lui...Les jours de soleil, tout est plus simple...
On a parlé d'art aujourd'hui. D'art et de tension sociales...
Quand je regarde autour de moi, en ce moment, je vois de la violence. Dans les mots, dans les gestes, dans l'air...Partout. Cela me fait mal. Deux femmes, ou plutôt, une jeunne fille et une femme qui se hurlent dessus au McDO, des agressions, des cris, des vols...Et la vie qui continue , avec ça.
je me dis qu'on ne doit pas se rendre compte, comme si la violence devenait habituelle.
Je suis effarée.
Puis on a parlé de l'art. "Biensûr que l'art est une façon de transofrmer la violence, c'est une solution possible"..."Mais, ça veut aussi dire s'opposer"...
J'écoute.
il y a des fois où je ne veut pas voir, il y a des fois où je me dis que je ne suis pas prête à affronter tout ça de face, alors, il y a des fois où je fuis.
Puis il y a d'autres fois où j'ai envie de dire non. Il y a d'autres fois où je suis révoltée et où je me sens impuissante face à tout ça.
Il y a des fois où des idées fusent dans ma tête, des idées de mieux, des envies de faire quelque chose...
Puis il y a des fois où je ne sais pas, où je ne sais plus.
C'est énorme tout ça et pourtant, ce n'est pas insurmontable. Je le sais.
Ca me fait peur.
Il fait beau aujourd'hui.
Les jours où le soleil est là, je me sens un peu plus forte. Je souris lorsque je regarde par la fenêtre. Je me dis que ça va aller.
tout ça n'est pas insurmontable, je pense; non. Au contraire.
Kanaillou
J'aime me dire ça en ce moment, le soleil revient et le printemps arrive avec lui...Les jours de soleil, tout est plus simple...
On a parlé d'art aujourd'hui. D'art et de tension sociales...
Quand je regarde autour de moi, en ce moment, je vois de la violence. Dans les mots, dans les gestes, dans l'air...Partout. Cela me fait mal. Deux femmes, ou plutôt, une jeunne fille et une femme qui se hurlent dessus au McDO, des agressions, des cris, des vols...Et la vie qui continue , avec ça.
je me dis qu'on ne doit pas se rendre compte, comme si la violence devenait habituelle.
Je suis effarée.
Puis on a parlé de l'art. "Biensûr que l'art est une façon de transofrmer la violence, c'est une solution possible"..."Mais, ça veut aussi dire s'opposer"...
J'écoute.
il y a des fois où je ne veut pas voir, il y a des fois où je me dis que je ne suis pas prête à affronter tout ça de face, alors, il y a des fois où je fuis.
Puis il y a d'autres fois où j'ai envie de dire non. Il y a d'autres fois où je suis révoltée et où je me sens impuissante face à tout ça.
Il y a des fois où des idées fusent dans ma tête, des idées de mieux, des envies de faire quelque chose...
Puis il y a des fois où je ne sais pas, où je ne sais plus.
C'est énorme tout ça et pourtant, ce n'est pas insurmontable. Je le sais.
Ca me fait peur.
Il fait beau aujourd'hui.
Les jours où le soleil est là, je me sens un peu plus forte. Je souris lorsque je regarde par la fenêtre. Je me dis que ça va aller.
tout ça n'est pas insurmontable, je pense; non. Au contraire.
Kanaillou
mardi, mars 10
Mardi 10 mars 2009 -Petite annonce-
J'y pense depuis un bout de temps. Et puis j'y pense de lplus en plus ces derniers jours.
Je voudrais que les parties "lectures" et "films" de mon blog soient aussi des lieux de partage...
Alors voila. Si jamais un film , un livre vu/lu vous a touché, si jamais vous voulez faire connaître, partager, tout simplement, je serais très contente de recevoir un mot de vous, et je le posterai...
comme ça, les parties "lectures" et "films" seront plus vivantes, plus riches surtout.
Je vous laisse une adresse e-mail où écrire: kanaillou@gmail.com
Pour vos envies, coups de coeur, coups de geules... A vos claviers ;)
Kanaillou, qui a hâte de voir si ça marche :)
Je voudrais que les parties "lectures" et "films" de mon blog soient aussi des lieux de partage...
Alors voila. Si jamais un film , un livre vu/lu vous a touché, si jamais vous voulez faire connaître, partager, tout simplement, je serais très contente de recevoir un mot de vous, et je le posterai...
comme ça, les parties "lectures" et "films" seront plus vivantes, plus riches surtout.
Je vous laisse une adresse e-mail où écrire: kanaillou@gmail.com
Pour vos envies, coups de coeur, coups de geules... A vos claviers ;)
Kanaillou, qui a hâte de voir si ça marche :)
dimanche, mars 8
Voyage en Irlande, 25 février-1er mars 2009
Chapitre 1. Se laisser porter par ses pieds.
Mercredi.
Sous la douche, je ne me rends pas bien compte. Tout passe vite, la voiture, l’aéroport. Là, j’imagine les destinations. On s’assied dans un café. Trop cher et pas bon. Devant moi, lorsque j’attends pour passer la douane, deux gars. Ils parlent de fêtes, de leur voyage. Ils parlent de Skins. Je souris. Je passe. Mon passeport reste trop longtemps dans ses mains et puis je passe…Ca sonne. « Quel âge avez-vous ? -16 ans…
-Aïe… »…Elle fouille quand même. Moi je souris. J’ai un paquet d’abricots secs dans la poche. J’en mange un, puis deux. Je continue mon chemin. La porte d’embarquement pour Dublin n’est pas encore affichée. Je reste debout et je mange des abricots.
« Bon voyage ».
Dans l’avion je suis à côté d’une fille qui lit un magazine people en anglais…
Décollage.
Je regarde le paysage accélérer, devenir flou et je sens qu’on s’envole. Cette fois, le paysage est de travers…Tout paraît si petit.
Dans le nuages, je met ma musique dur mes oreilles. Mes yeux se ferment…
« Il faut éteindre votre musique » elle me dit en anglais. J’enlève mon casque. Encore un petit abricot…Le paquet est presque vide. Je descends de l’avion. Dans l’aéroport, j’entends mon nom, je tourne la tête, elle est là. Les deux gars qui étaient devant moi tout à l’heure me demandent si je sais comment aller en ville. Elle leur explique. Autour de moi, tout est différent. C’est fou ce que ça change, d’un aéroport à l’autre…
On est dans le bus, direction le campus. Elle me raconte, je l’écoute. Je lui raconte, elle m’écoute.
On est fatiguée. Je fais mes premiers pas dans le campus. Mes premiers pas dans un campus. Tout me paraît grand. Il y a des gens tout le temps, des pas qui passent, des allers retour, des regards qui se croisent des rires qui s’envolent. Le ciel est entre le gris et le bleu. Il change.
Chez elle me montre. Au mur, des posters, un mur est consacré aux flyers qu’ils glissent sous leur porte. Dans sa chambre, je sors le fromag, la semoule à couscous et le chocolat que je lui ai apporté. Moment hystérique. Elle n’en revient pas. Moi, ça me fait rire.
J’ai l’impression d’avoir encore la tête dans les nuages. D’y être ailleurs. Je ne me rends pas bien compte. Je suis comme l’on est le premier jour ailleurs, éblouie, émerveillée, curieuses.
On se fait à manger.
L’après-midi on va en ville. Elle m’emmène dans les parcs…Une autre dimension. Je crois que c’est ça, je ne me rends compte de rien. Je monte sur les jeux des enfants, ils sont déserts. Je fais de la balançoire debout, je m’assieds dans une voiture, j’ai les jambes trop grandes, je me laisse bercer. Elle aussi elle s’assieds. Elle me regarde les yeux à demi fermés. Le ciel à toujours sa couleur étrange. C’est beau. Comme un jour de pluie sans pluie. Un jour après le soleil, juste avant l’arc-en-ciel. JE ne sais pas trop. C’est ailleurs.
On continue notre ballade. Les arbres paraissent grands et lorsqu’on arrive devant les pelouses, un rayon de soleil s’y reflète. Elle m’emmène voir la statue d’Oscar Wilde puis sur le « trône ». On se pose sur un banc , juste dans la direction du soleil. Je m’allonge sur le dos. Il y a un arbre juste au dessus de nous, les branches se développent dans le ciel. Et puis, il y a le ciel, la pelouse verte lorsque je tourne la tête. Moi aussi, je ferme les yeux. Le vent passe de temps en temps. Quelques frissons.
Le soleil disparaît alors on se lève. « On va où ? ». En fait, on atterrit à « Baggles’Factory ».
Elle n’y est jamais allée. En fait, c’est bien. Elle mange un baggle au beurre de cacahouètes, moi je prends un smoothy. On se raconte de nouveau, un peu plus. Elle m’explique la « vidéo des toilettes » qu’on attendra et qui n’arrivera pas…Elle me parle de tout, de la vie ici, de ses amis, des internationaux, d’A., d’autres…De tout et de rien. Je lui raconte le trop plein, les vacances, le stage, Paris, l’envie, mon sourire…
Lorsqu’on revient, il y a ses colloques… « Hi ».
Le soir, on va au « student bar ». Je les rencontre, M., T., et la sœur de T. Plus tard, L. arrive.
En entrant, je passe ou pas ? Mineur et on me demande ma carte d’identité… « Passe lui quand même, on sait jamais… ». Il me laisse entrer, ça nous fait rire.
Il y a du bruit, du monde. Un match de football et les deux équipes qui sont soutenue par deux tables. Lorsque l’une perds, certains hurlent, lorsque c’est l’autre, d’autres baissent la tête.
C’est drôle.
Je discute et j’écoute. Elles passent de l’anglais au français et du français à l’anglais, c’est tellement drôle. Ca va, en fait je comprends tout autour de moi, ce n’est pas si catastrophique que ça…
On sort. A l’extérieur il y a encore les lumières et le bruit de l’intérieur qui paraît isolés dans un bocal. Elles rencontrent l’italien et les espagnols. Chacun parle anglais et à la marque de sa langue, une musique se créée d’un accent à l’autre. Elle paraît contente de les revoir. Elle me raconte un peu en rentrant.
Elle me montre la douche et le petit déjeuner pour le lendemain matin parce qu’elle a cours. J’irai avec elle à son cours de 12h…
On va se coucher. J’écris un peu. Des lustres que je n’ai pas ouvert mon carnet…En fait non, la dernière fois c’était la semaine dernière à Paris. Mais quand même…Avant, c’était à la Toussaint.
On éteint la lumière.
Des images, des sons, des odeurs, des couleurs…Tout ça se mélange dans ma tête. Je m’endors loin de tout…dans son duvet, mes écharpes sous la tête.
« Vert », c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai vu l’Irlande d’en haut, encore un peu dans les nuages. J’aurais pu trouver mieux…C’est vrai. Mais bon…
Sous la douche, je ne me rends pas bien compte. Tout passe vite, la voiture, l’aéroport. Là, j’imagine les destinations. On s’assied dans un café. Trop cher et pas bon. Devant moi, lorsque j’attends pour passer la douane, deux gars. Ils parlent de fêtes, de leur voyage. Ils parlent de Skins. Je souris. Je passe. Mon passeport reste trop longtemps dans ses mains et puis je passe…Ca sonne. « Quel âge avez-vous ? -16 ans…
-Aïe… »…Elle fouille quand même. Moi je souris. J’ai un paquet d’abricots secs dans la poche. J’en mange un, puis deux. Je continue mon chemin. La porte d’embarquement pour Dublin n’est pas encore affichée. Je reste debout et je mange des abricots.
« Bon voyage ».
Dans l’avion je suis à côté d’une fille qui lit un magazine people en anglais…
Décollage.
Je regarde le paysage accélérer, devenir flou et je sens qu’on s’envole. Cette fois, le paysage est de travers…Tout paraît si petit.
Dans le nuages, je met ma musique dur mes oreilles. Mes yeux se ferment…
« Il faut éteindre votre musique » elle me dit en anglais. J’enlève mon casque. Encore un petit abricot…Le paquet est presque vide. Je descends de l’avion. Dans l’aéroport, j’entends mon nom, je tourne la tête, elle est là. Les deux gars qui étaient devant moi tout à l’heure me demandent si je sais comment aller en ville. Elle leur explique. Autour de moi, tout est différent. C’est fou ce que ça change, d’un aéroport à l’autre…
On est dans le bus, direction le campus. Elle me raconte, je l’écoute. Je lui raconte, elle m’écoute.
On est fatiguée. Je fais mes premiers pas dans le campus. Mes premiers pas dans un campus. Tout me paraît grand. Il y a des gens tout le temps, des pas qui passent, des allers retour, des regards qui se croisent des rires qui s’envolent. Le ciel est entre le gris et le bleu. Il change.
Chez elle me montre. Au mur, des posters, un mur est consacré aux flyers qu’ils glissent sous leur porte. Dans sa chambre, je sors le fromag, la semoule à couscous et le chocolat que je lui ai apporté. Moment hystérique. Elle n’en revient pas. Moi, ça me fait rire.
J’ai l’impression d’avoir encore la tête dans les nuages. D’y être ailleurs. Je ne me rends pas bien compte. Je suis comme l’on est le premier jour ailleurs, éblouie, émerveillée, curieuses.
On se fait à manger.
L’après-midi on va en ville. Elle m’emmène dans les parcs…Une autre dimension. Je crois que c’est ça, je ne me rends compte de rien. Je monte sur les jeux des enfants, ils sont déserts. Je fais de la balançoire debout, je m’assieds dans une voiture, j’ai les jambes trop grandes, je me laisse bercer. Elle aussi elle s’assieds. Elle me regarde les yeux à demi fermés. Le ciel à toujours sa couleur étrange. C’est beau. Comme un jour de pluie sans pluie. Un jour après le soleil, juste avant l’arc-en-ciel. JE ne sais pas trop. C’est ailleurs.
On continue notre ballade. Les arbres paraissent grands et lorsqu’on arrive devant les pelouses, un rayon de soleil s’y reflète. Elle m’emmène voir la statue d’Oscar Wilde puis sur le « trône ». On se pose sur un banc , juste dans la direction du soleil. Je m’allonge sur le dos. Il y a un arbre juste au dessus de nous, les branches se développent dans le ciel. Et puis, il y a le ciel, la pelouse verte lorsque je tourne la tête. Moi aussi, je ferme les yeux. Le vent passe de temps en temps. Quelques frissons.
Le soleil disparaît alors on se lève. « On va où ? ». En fait, on atterrit à « Baggles’Factory ».
Elle n’y est jamais allée. En fait, c’est bien. Elle mange un baggle au beurre de cacahouètes, moi je prends un smoothy. On se raconte de nouveau, un peu plus. Elle m’explique la « vidéo des toilettes » qu’on attendra et qui n’arrivera pas…Elle me parle de tout, de la vie ici, de ses amis, des internationaux, d’A., d’autres…De tout et de rien. Je lui raconte le trop plein, les vacances, le stage, Paris, l’envie, mon sourire…
Lorsqu’on revient, il y a ses colloques… « Hi ».
Le soir, on va au « student bar ». Je les rencontre, M., T., et la sœur de T. Plus tard, L. arrive.
En entrant, je passe ou pas ? Mineur et on me demande ma carte d’identité… « Passe lui quand même, on sait jamais… ». Il me laisse entrer, ça nous fait rire.
Il y a du bruit, du monde. Un match de football et les deux équipes qui sont soutenue par deux tables. Lorsque l’une perds, certains hurlent, lorsque c’est l’autre, d’autres baissent la tête.
C’est drôle.
Je discute et j’écoute. Elles passent de l’anglais au français et du français à l’anglais, c’est tellement drôle. Ca va, en fait je comprends tout autour de moi, ce n’est pas si catastrophique que ça…
On sort. A l’extérieur il y a encore les lumières et le bruit de l’intérieur qui paraît isolés dans un bocal. Elles rencontrent l’italien et les espagnols. Chacun parle anglais et à la marque de sa langue, une musique se créée d’un accent à l’autre. Elle paraît contente de les revoir. Elle me raconte un peu en rentrant.
Elle me montre la douche et le petit déjeuner pour le lendemain matin parce qu’elle a cours. J’irai avec elle à son cours de 12h…
On va se coucher. J’écris un peu. Des lustres que je n’ai pas ouvert mon carnet…En fait non, la dernière fois c’était la semaine dernière à Paris. Mais quand même…Avant, c’était à la Toussaint.
On éteint la lumière.
Des images, des sons, des odeurs, des couleurs…Tout ça se mélange dans ma tête. Je m’endors loin de tout…dans son duvet, mes écharpes sous la tête.
« Vert », c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai vu l’Irlande d’en haut, encore un peu dans les nuages. J’aurais pu trouver mieux…C’est vrai. Mais bon…
Chapitre 2. Se laisser porter par les mots.
Jeudi.
Je me réveille dans des bruits différents. Une porte qui claque, quelques voix. Je reste un peu dans les odeurs et la chaleur de la nuit. Elle est en cours, sûrement. Je ne sais pas quelle heure il est. Je tends ma main vers le bureau pour attraper ma montre. 11h. Elle ne devrait pas tarder à rentrer. Je sors du duvet. Elle ouvre la porte. « Bonjour Miss ». Je vais prendre une douche. C’est le même système qu’en Angleterre, chez D. …il faut tirer sur un fil qui enclenche la chaudière je crois…Et puis ensuite, appuyer sur le bouton pour que l’eau coule. La douche est chaude. Des milliers de pensées me passent par la tête. Je dis toujours que c’est sous la douche, le matin que je pense le plus.
Je sors le paquet de céréales. A midi, je vais avec elle en cours. Dehors, je vois des étudiants qui passent et repassent. Je la suis. On entre dans le bâtiment, on prend l’ascenseur, on arrive dans la salle. Ils sont déjà là mais la prof et partie faire un truc, je ne sais pas quoi.
Lorsqu’elle arrive, le cours commence.
Discussions autour de Lettres Parisiennes de Huston et Sebbar…Le temps parait un peu long. Quelques fois mes yeux se perdent dans le vide du paysage de la fenêtre d’en face. Je reste pourtant fascinée, curieuse. A la fin, un peu déçue. Je ne suis pas la seule.
On discute longuement avec elle, M . et A. Au bout d’un moment, la fin nous sort des mots. On se dirige chez elle. On cuisine à huit mains. Les discussions s’enchaînent, on passe d’un sujet à un autre, comme ça. On rit quelques fois. C’est agréable de pouvoir discuter, comme ça, après un cours. C’est agréable de se retrouver autour d’un « lunch », qu’on a tous préparé. On doit y aller, la séance de cinéma est dans une heure et on y va à pieds. On se retrouve toutes les trois sur le chemin. Quelques fois, on parle. D’autres fois les silences rythment nos pas. Je regarde autour de moi les maisons qui défilent, imposantes. Les rues trop longues ou pas assez. Lorsqu’on arrive au cinéma, on prend les billets qu’elle avait réservés. L. nous rejoint. On va voir « Vicky, Cristina, Barcelona ». Trop longtemps qu’elles rêvent d’y aller. Je l’ai déjà vu mais j’ai adoré alors je veux bien le revoir. Dans la salle, des sièges nous sont attribués. L. a des biscuits. « ginger » elle a dit. Le goût me reste dans la bouche puis s’en va, comme ça.
Elles ont adoré et moi j’ai préféré en VO. On en parle un moment. On va à TESCO puis à EASON, la librairie papeterie de Dublin. Celle qu’on voit partout.
Lorsqu’on sort, il fait nuit. M. part de son côté, L. du sien. Nous, on rentre sur le campus. Le temps passe vite dans la soirée. Le temps qu’on rentre. Dans la nuit, Dublin paraît autre.
. Ses colloques ne voulaient pas sortir puis finalement, leurs amis les ont convaincues. Alors elles se préparent. Il y en a une qu’elle ne reconnaît pas, elle est surprise.
Elle se met sur son ordinateur, moi j’ouvre Le parti pris des choses .
« Je crois que je ne comprends pas… ».
Ca la fait rire. Je me suis trompée, je ne lis pas Le parti pris des choses mais trois textes qui se trouvaient avant. Forcément, je ne voyais pas le rapport avec ce qu’on m’avait dit du bouquin…Quand enfin j’y arrive, je découvre des mots inconnus. La poésie. C’est un peu compliqué mais c’est beau. Je suis ébahie. Comment peut-on passer trois pages à décrire un escargot pour finir sur la notion d’humanisme ? Je crois qu’il faudra que je le relise, le poème de l’escargot.
On va se faire à manger. Puis très vite, on va se coucher. Avant de m’endormir sur les coussins du canapé qu’on a déplacé dans sa chambre, je me pose mille questions sans réponses. Je finis par fermer les yeux.
Je me réveille dans des bruits différents. Une porte qui claque, quelques voix. Je reste un peu dans les odeurs et la chaleur de la nuit. Elle est en cours, sûrement. Je ne sais pas quelle heure il est. Je tends ma main vers le bureau pour attraper ma montre. 11h. Elle ne devrait pas tarder à rentrer. Je sors du duvet. Elle ouvre la porte. « Bonjour Miss ». Je vais prendre une douche. C’est le même système qu’en Angleterre, chez D. …il faut tirer sur un fil qui enclenche la chaudière je crois…Et puis ensuite, appuyer sur le bouton pour que l’eau coule. La douche est chaude. Des milliers de pensées me passent par la tête. Je dis toujours que c’est sous la douche, le matin que je pense le plus.
Je sors le paquet de céréales. A midi, je vais avec elle en cours. Dehors, je vois des étudiants qui passent et repassent. Je la suis. On entre dans le bâtiment, on prend l’ascenseur, on arrive dans la salle. Ils sont déjà là mais la prof et partie faire un truc, je ne sais pas quoi.
Lorsqu’elle arrive, le cours commence.
Discussions autour de Lettres Parisiennes de Huston et Sebbar…Le temps parait un peu long. Quelques fois mes yeux se perdent dans le vide du paysage de la fenêtre d’en face. Je reste pourtant fascinée, curieuse. A la fin, un peu déçue. Je ne suis pas la seule.
On discute longuement avec elle, M . et A. Au bout d’un moment, la fin nous sort des mots. On se dirige chez elle. On cuisine à huit mains. Les discussions s’enchaînent, on passe d’un sujet à un autre, comme ça. On rit quelques fois. C’est agréable de pouvoir discuter, comme ça, après un cours. C’est agréable de se retrouver autour d’un « lunch », qu’on a tous préparé. On doit y aller, la séance de cinéma est dans une heure et on y va à pieds. On se retrouve toutes les trois sur le chemin. Quelques fois, on parle. D’autres fois les silences rythment nos pas. Je regarde autour de moi les maisons qui défilent, imposantes. Les rues trop longues ou pas assez. Lorsqu’on arrive au cinéma, on prend les billets qu’elle avait réservés. L. nous rejoint. On va voir « Vicky, Cristina, Barcelona ». Trop longtemps qu’elles rêvent d’y aller. Je l’ai déjà vu mais j’ai adoré alors je veux bien le revoir. Dans la salle, des sièges nous sont attribués. L. a des biscuits. « ginger » elle a dit. Le goût me reste dans la bouche puis s’en va, comme ça.
Elles ont adoré et moi j’ai préféré en VO. On en parle un moment. On va à TESCO puis à EASON, la librairie papeterie de Dublin. Celle qu’on voit partout.
Lorsqu’on sort, il fait nuit. M. part de son côté, L. du sien. Nous, on rentre sur le campus. Le temps passe vite dans la soirée. Le temps qu’on rentre. Dans la nuit, Dublin paraît autre.
. Ses colloques ne voulaient pas sortir puis finalement, leurs amis les ont convaincues. Alors elles se préparent. Il y en a une qu’elle ne reconnaît pas, elle est surprise.
Elle se met sur son ordinateur, moi j’ouvre Le parti pris des choses .
« Je crois que je ne comprends pas… ».
Ca la fait rire. Je me suis trompée, je ne lis pas Le parti pris des choses mais trois textes qui se trouvaient avant. Forcément, je ne voyais pas le rapport avec ce qu’on m’avait dit du bouquin…Quand enfin j’y arrive, je découvre des mots inconnus. La poésie. C’est un peu compliqué mais c’est beau. Je suis ébahie. Comment peut-on passer trois pages à décrire un escargot pour finir sur la notion d’humanisme ? Je crois qu’il faudra que je le relise, le poème de l’escargot.
On va se faire à manger. Puis très vite, on va se coucher. Avant de m’endormir sur les coussins du canapé qu’on a déplacé dans sa chambre, je me pose mille questions sans réponses. Je finis par fermer les yeux.
Chapitre 3. Se laisser porter par la ville.
Vendredi.
Cette fois ci je me réveille plus tôt. Dix heures. On avait dit qu’on mettrait le réveil mais tard pour qu’on se réveille sans lui. Ca a marché. L. doit passer, elle part en week-end avec son amoureux qui vient la voir. Elle voulait lui dire Au revoir avant.
« Ca te dit un ptit’ déj bankokien ?
-Trop ! »
C’est parti. Je la regarde faire. « Assieds toi , pour une fois », elle m’a dit. Alors je la laisse éplucher les fruits, les couper…
C’est délicieux. Elle me dit qu’elle voudrait être au Laos ou à Barcelone, au soleil, en été.
Je m’imagine la sensation du tissus d’une robe légère, du soleil qui me caresse. « Hum…Ce serait bien… »
L. arrive. On boit un thé. Elles discutent en anglais, je les écoute puis je dis quelques mots. Peur d’avoir oublié, de ne plus savoir…Mais non, ça va.
Après on se prépare. Quand elle prend sa douche, je l’entends m’appeler. Elle me demande si je peux lui remplir une bouteille d’eau chaude, la douche s’est cassée. On rit. Avant de partir, on va prévenir la reception . Tout de suite, quelqu’un vient. On est hébétée. En quinze minutes on est allé à la reception, quelqu’un est venu, est reparti, est revenu et a changé la pièce. La douche marche. Contentes, on s’en va tranquillement prendre le bus. On rit.
On a prévu d’aller à la mer mais finalement, d’autres choses se sont prévues entre temps, alors finalement aujourd’hui c’est ballade dans Dublin.
On se prépare et on part vers trois heures. Dans le centre ville, je joue à la touriste. J’ai sorti mon appareil photo et je capture quelques instants. Elle me fait une visite guidée, m’emmène dans plein de lieux différents. D’abord la rue commerçante. Là, on entre dans HVM ( je crois que c’est ça…) un magasin rempli de cd, de dvd vraiment peu cher.
Hystérie.
Je ressors avec deux dvd, Amélie avec un. On continue notre chemin, elle me montre le magasin de savons qui ressemble à de la nourriture, la banque d’Irlande qui n’a pas de fenêtres, « C’est la banque la plus sûre, on n’y jette pas l’argent par les fenêtres… ». Elle m’emmène dans l’Université de Dublin, on entre, je suis émerveillée. « C’est comme dans Le cercle des poètes disparus ! » je lui dit. On va à droite, à gauche. On s’arrête dans le « Church, un café dans une église. ». Elle prend un chocolat chaud, moi un coca light. On discute films et littérature.
Un moment, on joue à «Vicky, Cristina, Barcelona ». Elle est Scarlett Johansson avec l’appreil photo et je suis Penelope Cruz…On rit, on s’arrête, elle me prends en photos, on repart, elle me prends en photo, on ne s’arrête pas, elle me montre le pub trop kitsh, avec les napes léopard et les photos d’Elvis Presley accroché au mur. Elle le prend en photo. On s’arrête devant une vitrine, le gars à l’intérieur nous fait signe d’entrer. Ils y vendent des gros poufs et des coussins, ils nous dit de nous amuser, de faire une séance photos. Là, on est mortes de rire.
On passe sur un pont, un homme joue « Hallelujah » avec sa guitare. On s’arrête un peu. Des souvenirs qui reviennent, tout à coup. L’année dernière, la fin de l’année, ces heures passées sur la pelouse du lycée avec guitares, violon, chant, rires…Comment se fait-il qu’une chanson soit comme ça dans tous les doigts, dans toutes les voix, dans toutes les têtes ?
On reprend notre chemin. Il est presque sept heures, on a rendez-vous à huit heures dans un pub, pour voir un match de Rugby. On s’achète un « fish n’chips ». Elle voulait m’emmener dans le parc du château et pusi, comm eon a pas trouvé, on s’est assise sur les marches.
Manger un « fish n’ chips » dans la rue, assise sur un escalier, cela me fait sourire.
On entre dans l e pub, on les trouve facilement. A côté d’eux, des anglais un peu fous qui nous font parier un euro…Je n’y connaît rien, elle non plus. Je parie au hasard. Le match rythme les discussions. Lorsque la France marque un essai, les anglais chantent l’air de la marseillaise, on les imite en riant. Ils enchaînent les bières. Hallucinée par cette endroit sombre et joyeux, par un jeu trop violent que je ne connaissait pas , par une ambiance étrange mais agréable. Après le match, on a tous perdu. On s’en va, on rentre. Eux, ils ne savent pas trop ce qu’ils font.
Dans sa chambre. Elle veut revoir « Mystic River » qu’elle m’a conseillé et que j’ai acheté. On se met sous la couette dans son lit et on regarde. Transportée par l’intrigue. A la fin, on a peur de faire des cauchemars. « il est horrible ce film ; Génial mais horrible. » Je me glisse dans le duvet et on éteint la lumière.
Demain, on va à la mer. J’ai hâte.
Je suis tellement heureuse d’être ici, avec elle. L’Irlande, Dublin, Erasmus, tout ça se mélange.
Je me sens loin, bien. La coupure me fait du bien. JE ne pense à rien d’autre qu’à l’instant. Je ne m’inquiète pas de savoir si j’ai le temps. Je vis les choses comme elles arrivent et elles sont à chaque fois mieux les unes que les autres.
Je crois que je m’endors en souriant.
Cette fois ci je me réveille plus tôt. Dix heures. On avait dit qu’on mettrait le réveil mais tard pour qu’on se réveille sans lui. Ca a marché. L. doit passer, elle part en week-end avec son amoureux qui vient la voir. Elle voulait lui dire Au revoir avant.
« Ca te dit un ptit’ déj bankokien ?
-Trop ! »
C’est parti. Je la regarde faire. « Assieds toi , pour une fois », elle m’a dit. Alors je la laisse éplucher les fruits, les couper…
C’est délicieux. Elle me dit qu’elle voudrait être au Laos ou à Barcelone, au soleil, en été.
Je m’imagine la sensation du tissus d’une robe légère, du soleil qui me caresse. « Hum…Ce serait bien… »
L. arrive. On boit un thé. Elles discutent en anglais, je les écoute puis je dis quelques mots. Peur d’avoir oublié, de ne plus savoir…Mais non, ça va.
Après on se prépare. Quand elle prend sa douche, je l’entends m’appeler. Elle me demande si je peux lui remplir une bouteille d’eau chaude, la douche s’est cassée. On rit. Avant de partir, on va prévenir la reception . Tout de suite, quelqu’un vient. On est hébétée. En quinze minutes on est allé à la reception, quelqu’un est venu, est reparti, est revenu et a changé la pièce. La douche marche. Contentes, on s’en va tranquillement prendre le bus. On rit.
On a prévu d’aller à la mer mais finalement, d’autres choses se sont prévues entre temps, alors finalement aujourd’hui c’est ballade dans Dublin.
On se prépare et on part vers trois heures. Dans le centre ville, je joue à la touriste. J’ai sorti mon appareil photo et je capture quelques instants. Elle me fait une visite guidée, m’emmène dans plein de lieux différents. D’abord la rue commerçante. Là, on entre dans HVM ( je crois que c’est ça…) un magasin rempli de cd, de dvd vraiment peu cher.
Hystérie.
Je ressors avec deux dvd, Amélie avec un. On continue notre chemin, elle me montre le magasin de savons qui ressemble à de la nourriture, la banque d’Irlande qui n’a pas de fenêtres, « C’est la banque la plus sûre, on n’y jette pas l’argent par les fenêtres… ». Elle m’emmène dans l’Université de Dublin, on entre, je suis émerveillée. « C’est comme dans Le cercle des poètes disparus ! » je lui dit. On va à droite, à gauche. On s’arrête dans le « Church, un café dans une église. ». Elle prend un chocolat chaud, moi un coca light. On discute films et littérature.
Un moment, on joue à «Vicky, Cristina, Barcelona ». Elle est Scarlett Johansson avec l’appreil photo et je suis Penelope Cruz…On rit, on s’arrête, elle me prends en photos, on repart, elle me prends en photo, on ne s’arrête pas, elle me montre le pub trop kitsh, avec les napes léopard et les photos d’Elvis Presley accroché au mur. Elle le prend en photo. On s’arrête devant une vitrine, le gars à l’intérieur nous fait signe d’entrer. Ils y vendent des gros poufs et des coussins, ils nous dit de nous amuser, de faire une séance photos. Là, on est mortes de rire.
On passe sur un pont, un homme joue « Hallelujah » avec sa guitare. On s’arrête un peu. Des souvenirs qui reviennent, tout à coup. L’année dernière, la fin de l’année, ces heures passées sur la pelouse du lycée avec guitares, violon, chant, rires…Comment se fait-il qu’une chanson soit comme ça dans tous les doigts, dans toutes les voix, dans toutes les têtes ?
On reprend notre chemin. Il est presque sept heures, on a rendez-vous à huit heures dans un pub, pour voir un match de Rugby. On s’achète un « fish n’chips ». Elle voulait m’emmener dans le parc du château et pusi, comm eon a pas trouvé, on s’est assise sur les marches.
Manger un « fish n’ chips » dans la rue, assise sur un escalier, cela me fait sourire.
On entre dans l e pub, on les trouve facilement. A côté d’eux, des anglais un peu fous qui nous font parier un euro…Je n’y connaît rien, elle non plus. Je parie au hasard. Le match rythme les discussions. Lorsque la France marque un essai, les anglais chantent l’air de la marseillaise, on les imite en riant. Ils enchaînent les bières. Hallucinée par cette endroit sombre et joyeux, par un jeu trop violent que je ne connaissait pas , par une ambiance étrange mais agréable. Après le match, on a tous perdu. On s’en va, on rentre. Eux, ils ne savent pas trop ce qu’ils font.
Dans sa chambre. Elle veut revoir « Mystic River » qu’elle m’a conseillé et que j’ai acheté. On se met sous la couette dans son lit et on regarde. Transportée par l’intrigue. A la fin, on a peur de faire des cauchemars. « il est horrible ce film ; Génial mais horrible. » Je me glisse dans le duvet et on éteint la lumière.
Demain, on va à la mer. J’ai hâte.
Je suis tellement heureuse d’être ici, avec elle. L’Irlande, Dublin, Erasmus, tout ça se mélange.
Je me sens loin, bien. La coupure me fait du bien. JE ne pense à rien d’autre qu’à l’instant. Je ne m’inquiète pas de savoir si j’ai le temps. Je vis les choses comme elles arrivent et elles sont à chaque fois mieux les unes que les autres.
Je crois que je m’endors en souriant.
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