mardi, septembre 13

Mardi 13 septembre 2011

Vadrouiller dans les rue de Rouen. Me perdre, comme d'habitude. Pas très grave, la cathédrale est assez visible.
Je dépose des annonces, des cv. En attente d'emploi du temps, de lettres de motivations pas encore rédigées.
Le sourire de certains m'encouragent. Leur bienveillance, leur question. Partage de quelques minutes. Puis ressortir avec le sourire.
Il y a ceux à qui je voudrais préciser qu'une annonce déposée ne prend pas beaucoup de place, ceux à qui je voudrais dire que la solidarité est un concept qu'il faudrait qu'ils prennent le temps d'étudier.
Passer.
Les rues de rouen sont agrable. Je découvre les lieux de passages, les ruelles un peu à l'écart.

Je me perds dans le fil de mes pensées, interrompue par une voiture qui passe, qui arrête le rythme de la marche.
Je repense au longues marches décrites dans "The New-York Trilogy" d'Auster. A finir, d'ailleurs...

Impression de silence. Un silence égaré.

Kanaillou

lundi, septembre 12

Lundi 12 septembre 2011

Allongée sur un lit tout neuf. Dans une chambre qu'il faut apprivoiser. Au milieu de cette ville inconnue. Des odeurs fuyantes, des bruits que je ne reconnais pas.
C'est tout drôle.

Mon sac à dos n'est pas défait. Enfin, pas tout à fait. Sur le bureau des crayons, un carnet, la pochette de min ordi. Une boîte qui reste à ouvrir. Un magazine récupéré. En dessous, une pile qui reste à trier pour demain. Deux sacs à dos qui collent le mur.
Quelques dvd posés sur des étagères. Quelques livres. Encore trop vide. Vide de nouveau. Des étagères qui attendent d'être remplies au fil des jours à venir.

Baisser le store. La lumière est forte dehors. Et pourtant, j'aime me réveiller avec la lumière du jour.
En attendant les rideaux...

Essayer de me sentir chez moi. Les guirlandes du Laos accrochées sur la porte en face de moi. Celle de mon placard. Quelques petites lumières allumées, une plante offerte par Z.
Et cette odeur de neuf  encore omniprésente.
Sur le mur, quelques photos. Des cartes-postales, une ou deux affiches. Ne pas laisser les murs blancs. Les remplir.

Pause.

Juste le temps de me glisser sous la couette toute moelleuse. D'abord, enlever le jogging gris, celui qui est confortable. Celui marqué à vie par une tache d'acrylique d'un jour de peinture en colo.
Puis lancer la BO de "My blueberry nights". Encore. Parce-qu'elle me fait penser au soir. Je l'écouterais en boucle. D'ailleurs, je crois que je l'écoute en boucle.

Me demander ce que font ceux qui me paraissent loin. Alors que non. Ils ne sont pas loin. Cette drôle d'impression d'être ailleurs, loin de chez moi. Alors que je suis chez moi.
Période à ne plus rien y comprendre.

Je ferme les yeux quelques instants.

Textoter A. Je vais le faire, juste après. Puis tweeter.
Oui, je me suis mise à tweeter.

Vagabonder sur la toile.

Un coup de fatigue. Fatiguée d'une journée à penser à ce soir. D'une journée qui sentait la prise d'une chemin différent.

Les draps sont encore tout froids par endroits.
J'observe les ombres et les reflets qui me seront bientôt familiers. Pour l'instant, ils sont autour, m'encerclent. Je les apprivoise.

"I guess it's just how it goes, the story have all been told before"

Moment étrange.
Agréablement étrange.

Kanaillou

jeudi, août 25

Jeudi 25 aout 2011

Comment se convaincre. Ou plutôt, comment ressentir, vivre le bout. Le bout d'une histoire, d'une période. Le bout de quelque chose.
Se retrouver au beau milieu d'un carrefour et savoir que chacun va prendre une direction différente.

Il a fait beau.
Beau de rencontres. Des rencontres qui ont le gout de l'été. Au fil d'une colo, première colo. Savourer chaque instant, ceux du jours, ceux de la nuit. Observer les enfants qui, à chaque fois m'épatent un peu plus. Ils me font rire. Ils me fatiguent. Nous fatiguent. Et pourtant, je ne m'imagine pas un lendemain sans voir leur frimousse à peine réveillées. Ou déjà réveillées et qui me regardent de leurs yeux grands ouverts alors que je sors à peine du lit.
Se retrouver au coin d'un couloir. Lancer une anecdote, attendre avec impatience le soir, la fin de réunion. Le cinquième, les prépas. Nos moments, ceux qu'on partage entre nous, rien qu'entre nous.
Je n'ai pas vu passer les quatorze jours. pas envie de rentrer finalement. On était bien là bas.

Se retrouver à un croisement.

Ma chambre me parait impossible à ranger. Où puiser l'énergie pour faire face au tri. S'y mettre. tout bêtement. Pas envie.
Les allers-retours à Rouen ne parviennent pas à me persuader. Meme ma chambre qui, là bas prend forme.
Je m'y mets, pas le choix. Un après midi avec Z. qui elle aussi est là dedans. Ranger, trier, ne plus s'y retrouver.
Qu'est-ce que j'emmène? Qu'est-ce que je laisse?
Difficile de concevoir de partir, meme si maintenant, c'est dans à peine quinze jours.

tout parait si près et si flou pourtant.
Je touche du bout des doigts la rentrée. J'ai commencé à faire le pas.

Je ne sais plus où me retrouver, seulement où me poser. Me poser et commencer.

En attendant, il reste un bout d'été.

Kanaillou


dimanche, juin 5

Dimanche 5 juin 2011

Retrouver le goût perdu de l'été. Au fil des heures sentir les mouvements de ceux qui se débattent. Mes propres mouvements qui se meuvent et qui font échos, qui s'entremêlent et s'entre-choquent avec les leurs. Comme une chorégraphie qui prendrait tout son sens dans cette capacité à essayer d'avancer. Comme un corps à corps violent et hésitant.
Se retrouver seule et naer. Sous l'eau. Isolée du reste; ne plus y penser.
Un sourire lancée par la beauté du cygne qui essaie de naître. Observer les pas de ceux qui m'entourent. Trouver peu à peu mes marques.
Sourire de les voir curieux, de les voir apprendre.

au rythme de la musique, je lance ma voix à tout va. J'eprunte les mots d'autres. Je bouillonne, attendant avec impatience l'explosion. Hurler, crier, danser, chanter. Nager, se tourner, se retourner, rêver, s'imaginer. Espérer. Retomber sur terre, s'échapper, s'ensevelir sous un amas de coussins, au fonds d'un lit encore chaud de la nuit.

fuir et se retrouver en face à face avec le reste. Avancer. Pleurer. Rire.

Entre deux. mArcher sur un fil et tenter tant bien que mal de garder l'équilibre.

Oser retrouver les mots. Ceux qui s'échappent et qui taquinent.

Se retourner et se rendre compte du chemin parcouru. Sourire en les entendant discuter?. Passer dans une pièe en coup de vent. Observer les autres et se demander.
aller un peu plus vite chaque jour, prendre avec plaisir le temps qui manque. Aller de l'avant.

It hurts.

Retrouver le goût perdu de l'été.
Allongée au soleil.
Rêver.

Kanaillou

French This Way, Concours Lady Gaga by Cabarêves © Born This Way

lundi, mars 14

Lundi 14 mars 2010

"dernière publication le 10 janvier"

Mes yeux tombent sur une phrase comme ça, indication laissée depuis trop longtemps ici.
Le 10 janvier.

Voilà.
Un mois puis deux. Des projets qui se construisent et se perdent. Un fil qui commence à se tisser, un objectif, un projet de fond. Un quoi qui appelle les comment qui, eux, se croisent et se décroisent, se profilent et s'éteignent.
Les jours passent.

Avoir cette boule au ventre qui hante mes nuits. Cette boule au ventre qui reste, même dans les moments de sourires, de rires. Même dans les moments partagés, dans les moments à les regarder s'émerveiller et grandir à chaque nouveau mot.

une boule au ventre qui paralyse. Ne pas avancer. Et si? ... Vouloir être bien sûr d'un choix incertain.
rester là, laisser défiler les jours, ne plus y penser. Baisser la tête quand on aborde le sujet. Se démener pour éviter, esquiver et laisser les nuits me questionner.

Essayer de trouver le temps qui a manqué jusqu'ici. Essayer de trouver une routine qui est faite de petits plaisirs. Faite d'un tout plein de choses qui se complètent et se répondent. Faite de sourires et de plaisirs.
Et ne pas penser à la boule.

Se réveiller triste. Ne pas vouloir sortir du lit. Batailler, se lever, oublier la nuit pendant la journée et jouer au bras de fer avec Morphée.

Etre mal mais ne pas le paraître.
Essayer d'oublier, de jouer avec le temps.

Réveil.

Se rendre compte d'une peur qui pourrait bien finir par empêcher.
Réveil.

Sentir cette douleur qui répond au couleurs encore fébrile du printemps.
Regarder éclore les bourgeons et se rendre compte que le temps ne nous attends pas. Que la pause n'est pas réelle. Que non, il est impossible de ne pas se lancer.

Tomber.

Tomber et sentir l'impulsion qui nous fait ouvrir les yeux. Penser à "Inception". C'est ça. Le rêve a peut-être paru long mais combien de temps encore je peux échapper à la réalité en me cachant dans un semblant d'insouciance que je ne peux même pas vivre pleinement, parce-qu'hantée par des fantômes que je tente d'enfouir dans mon subconscient.

La chute.
Un peu trop violente mais sûrement nécessaire. J'ai mal de ne pas savoir où je vais.

L'envie qui me sourit. L'envie de pouvoir commencer de nouveau. De pouvoir mieux repartir.

La peur de ne pas réussir à m'en sortir. Cette impression de n'être absolument rien, d'être perdue dans un néant, un entre deux. Entre deux quoi?
Comme un trou noir quelque part mais dans la société.

Et sentir qu'il faut sauter encore dans le train avant qu'il ne nous échappe. Le rattraper.

Maux doux de printemps.

Kanaillou

lundi, janvier 10

Retour sur une semaine à Berlin, juillet 2010

J'ai écris cet article quelques jour après l'été...


On fait quoi, alors ?
Cette phrase répétée, échangée  avec Chloé. De jours en jours, toujours la même. La même qui fait des allers-retours entre nous. Quelque chose. On part. Où ?
On ne sait pas.
Non, on ne sait pas. Quelques idées en tête. Puis on se retrouve samedi. Si l’on veut partir, il faut se dépêcher. Pas avant dimanche, j’ai un truc de prévu. Mais finalement lundi et mardi Chloé ne travaille pas. Lundi alors. Ou dimanche soir.
Mais on est samedi.
Samedi.
Lastminute.com et nous voilà à éplucher les offres. Des dates impossibles  biensûr.
Essaie Madrid ou Barcelone, me lance Chloé. Un peu cher, même pour de la dernière minutes, les offres ne sont pas très intéressantes.
Tape Berlin, tiens. J’aimerais bien aller à Berlin. Ca doit être bien l’Allemagne.

Je crois que je n’ai pas eu le temps de réfléchir, de penser. Tout est allé si vite.

Lundi. Dans l’avion, vers Berlin. On a dormi chez Tati la veille, le papa de Chloé nous avait emmené. Il est tôt et le vol n’est pas très long.
Les rues sont grandes à Berlin. De grandes avenues sur lesquelles on peut se balader. LE tram y circule de jour comme de nuit. C’est calme, si calme. Puis dans ces grandes avenues, des petites rues, toutes petites, elles, qui s’engouffrent sur les côtés.  Il y a des parcs dans chaque quartier. De temps en temps on d’y pose, après manger. Ou l’on va faire du trampoline ou de la balançoire, à côté d’enfants qui sont là avec leurs grands parents. C’est agréable de se retrouver un peu.
La balançoire m’emmène haut. Je ris, comme une enfant en regardant le ciel qui s’éloigne et se rapproche. Je ne veux plus m’arrêter. Ne pas redescendre sur terre.
Une ville d’histoire. Marcher dans Berlin ‘est marcher au cœur même de l’histoire de la ville. On sent les lieux de mémoire qui s’élèvent un peu partout. On fait une visite de la ville à pied gratuite. Je suis fascinée par les mots du guide.
Je me balade avec ce respect. Je respecte cette ville qui à le courage d’affronter son passé, malgré la honte que cela suppose. Je respecte cette ville qui, en son cœur possède un immense mémorial juif. Je respecte cette ville qui parle de son passé pour ne pas oublier.
On vit entre sorties, découvertes, discussions. De jour comme de nuit, on aime se perdre dans la ville. Quand on ne sait plus quoi faire, on monte dans le tram et on va jusqu’au bout de la ligne pour voir où ça nous mène. Puis on en prend un autre, on revient sur nos pas, on se perds de nouveau. On tombe, quelques fois sur des musées, sur des expos. Alors on se laisse aller à découvrir un peu plus.
Puis, il ya eu les rencontres.
Je découvre l’auberge de jeunesse. Dans notre chambre, on est six. Chloé est moi, nous sommes là pour une semaine. Une semaine c’est long. Alors les rencontres se croisent et se décroisent au fil des jours.
Le premier jours, on est arrivées et les quatre lits restants étaient occupés. Un peu hésitantes, sans toucher, on se rapproche des affaires posées en vrac sur les différents lits. On observe. Trois gars, une fille d’après nos statistiques. Personnes. Nos « roomates » se forment dans leur abscence.
Le soir, vers minuit, on va se coucher. Toujours personnes. Un quart d’heure après, quatre personnes débarquent dans la chambre. Les questions (que l’on saura être traditionnelles) : « Where are you from ? ». Puis ni une ni deux on se retrouve au bar, en bas, à sympathiser avec trois hollandais et une hollandaise qui s’en vont le lendemain soir.  Vers six heures, on songe à aller se coucher. On passe la journée ensemble le lendemain, direction le mur, enfin, un des bouts du mur restant.
Je crois que c’est cette rencontre qui a marqué le véritable début de notre voyage. Un séjour rythmé par les rencontres.
Le lendemain, un gars me réveille. « hey, you’re in my bed… ». Le temps d’ouvrir les yeux et de réagir je me rends compte qu’il y a une personne de trop dans la chambre. Me voilà dans l’ascenseur direction la réception avec un mexicain qui n’est pas rentré se coucher parce que quand il est arrivé, il n’avait pas de lit où dormir. Ils ont fait une erreur. Après mille mots entre espagnol et anglais, je finis par leur faire comprendre le problème. Répeter. Encore répéter. Il me dit qu’il ne peut rien faire avant dix heures. Je propose au mexicain le lit dans lequel j’ai dormi en me disant que je vais aller petit-déjeuner. Dans la chambre, Chloé me dit de monter avec elle. On se partage un lit une place, mais je finis ma petite nuit.
Tout s’est arrangé en fait. Un de ceux qui était dans la chambre est parti et, au bout du compte, on était le nombre qu’il fallait.  Du coup, on rencontre un peu plu le mexicain. Dix-huit ans, il voyage seul. Il va faire des études de physique chimie et en parallèle il suit des cours de guitare classique au conservatoire.
Le soir, quand on rentre, on rencontre nos autres « roomates » du moment qui étaient partis avant que l’on se réveille. Toujours est-il que le soir, on se retrouve à aller dîner avec le mexicain, un anglais, à peine arrivé et trois allemands dont un d’origine pakistanaise et une d’origine irakienne. En fait, les trois allemands font des études d’archéologie et partent trois mois en Syrie dans le cadre de leurs études.
Me voilà à parler histoire, politique. On échange nos cultures, nos langues. On rit. Ils partent à quatre heures du matin. On resté éveillé, avec eux,  jusqu’à leur départ. Le temps de deux minutes, quelques au revoir échangés.
Le lendemain, assises au bar, nous croisons deux portugais.  Encore quelques heures de discussion, avant d’aller se coucher.
Dernier matin, une allemande qui chercher du boulot. On petit-déjeune ensemble. Elle cherche un appart.  On se donne rdv  le soir mais on ne se crois pas. Alors, avec Chloé, on va manger au resto, pour notre dernière soirée. Un tout petit restau égyptien, à l’extérieur où, à peine assise, l’on peut entendre toutes les musiques françaises qu’ils doivent avoir en stock. En discutant, on se marre.
Le soir, on a décidé de ne pas se coucher, on doit partir de l’hôtel à quatre heures du matin. Alors on s’assied. On discute, on attend. Puis, Chloé rencontre deux saoudiens. C’est reparti pour un tour. Je m’assieds pas loin d’elle et  un mec, qui vient de Californie s’assied pas loin de moi avec un de ses potes, je suppose. Il paraît triste. Il me regarde et commence à me parler. Il me parle de son ex petite amie qui est enceinte, « in trouble » comme il dit. Et il me parle de lui, qui est là, et qui ne peut pas être avec elle pour la soutenir, alors qu’il pense être un de ses seuls vrais amis. Il l’aime encore. Au bord des larmes, il me raconte ça en ponctuant toutes ses phrases, (si ce n’est pas tous ces mots) de « fuck » en nom, en adjectif, en participe… Sans oublier les « shit » et les « crap » lachés toutes les deux phrases. Il me parle de comment il est dérouté par toute cette société construite sur l’image, pas l’explosion de facebook, twitter. Par toute cette « f***** » société qui nous rabaisse et nous qui nous laissons faire.
Je l’écoute, je souris, je le regarde s’ennerver, mélanger son histoire personnelle et tout ce qui ne lui plaît pas dans le monde.
Je finis par lui dire que s’il veut pouvoir changer quelque chose à tout ça, il faut qu’il commence par être moins énervé.
Il ne s’arrête pas pour autant. Il finit par aller se coucher, me remerciant. Content d’avoir croisé ma route, le temps de sortir tout ce qu’il avait en lui.
Son pote était en fait en espagnol, qui venait de Valence. Et qui est étudiant en philo (et oui, je ne suis pas seule !!!). Avec lui, je parle philo. Je discute le monde pendant que chloé s’acharne dans un débat sur les femmes avec les deux saoudiens.
Le temps de partir arrive vite.
En un rien de temps, je me retrouve dans l’avion, endormie, après cette longue  nuit.

Kanaillou



samedi, janvier 1

c'est fou ce qu'il peut se passer dans une anné. comme sentir que l'hiver va etre dur, savoir que le printemps n'est pas trop loin, se perdre dans des révisions  interminables, voir les 18 ans défiler autour de moi. passer son bac. l'avoir., etre emporter dans le tourbillon d'un spectacle, sentir la scène. voyager. prendre un sac à dos et partir, comme caa, du jour au lendemain. berlin, y etre. puis rentrer pour repartir, s'envoler vers la grèce. découvrir le plaisir de la découverte. se laisser bousculer par la vie. rentrer, retrouver sa maison et ses habitudes. ou non, les changer, se créer de nouvelles marques. petit boulot, première paye. la fac. attendre la rentrée avec impatience. se retrouver dans le tourbillon de quelque chose que je n'attendait pas. ne pas s'y retrouver. reconnaitre que je me suis trompée. arreter, se lancer. hésiter, pleurer, rire. etre loin, tomber, se rattraper, glisser, etre ratrapper. s'envoler. non, pas encore.les reconnaitre. se perdre et ne plus savoir. puis etre la dans une maison qui se laisse de plus en plus aller vers le silence. se rendre compte au fil des mots que oui, il s'en est passé des choses. le coeur serré j'ai encore mal. les rires des enfants qui résonnent dans le vide de la maison. au bout du fil, la musique trop forte de soirées qui commencent puis leur voix. etre avec qeux quelques minutes, le temps de les  embrasser à distance. réfléchir sur le temps, comme tous les ans, au bout du compte. sentor que cette année va etre différente. peur. envie l'envie d'etre et de vivre, au dela des maux qui resurgissent de temps à autres, peut-etre un epu trop souvent en ce moment. le besoin de trouver de nouvelles marques. le besoin de la vie, tout simplement. je regardaais garden state il y a quelques jours et la phrase de sam m'a fait sourire, d'un sourire un peu triste. elle parlait de la vie "ca fait un mal de chien parfois, mais c'est tout ce qu'on a." . je me suis dit que c'est peut-etre ca, au fond. se laisser bercer par le tic tac de l'horloge qui résonne. et ca continue. belle année à tous,

kanaillou

ps: j'écris de mon téléphone et je ne'ai pas encore trouvé comment faire les majuscules...

mercredi, décembre 15

Mercredi 15 décmbre 2010

Il a neigé.

Depuis octobre, des tours et des détours qui s'entremêlent. Des je ne sais plus qui se croisent, qui s'allongent. Du noir, jusqu'au bout du noir. Puis, il a neigé. Fait froid lorsqu'on sort, on est mieux à l'intérieur.
Trop froid ou pas assez. Un pas puis un autre, chuter. Se laisser tombr. S'aggripper et s'écorcher. Penser à Resnais, à la cave, à Hiroshima. S'agripper comme un chat et se faire saigner de douleur.
Marcher. Il fait froid, ce n'est pas grave. Marcher dans la nuit. A six heures du matin, on croise des silhouettes étranges. Ne pas s'arrêter, aller jusqu'au bout, respirer, ne plus savoir, suivre ses pieds.
Il fait plus chaud à l'intérieur. Je ne sais pas ce que je fais là, eux non plus. Mais elle m'offre une chaise, un moment de silence, pas loin d'elle. Un thé fumant et un gros pull en laine. Ils descendent et vivent. Juste là, sous mon nez.
Je les observe.
Avoir mal. Drôle de sensation. Une impression de déjà vu. Se débattre pour trouver le bout, échanger un regard fuyant, se réfugier au creux d'un silence.
Chut.
Il fait si froid.
Y retourner, se forcer. Etre là, sans y être. Regarder le train qui n'arrive pas, à six heures et demi. La journée passe et me dépasse. Continuer, tête baisser. Tant pis. C'est mieux que rien.
Est-ce mieux?
Hésiter. Je ne sais pas. Je trébuche, encore.
Je hurle de ne plus savoir. Je suis à terre, mais il n'est pas loin. Tout près, il me retient et pas du bout de la main. Il m'entoure, à côté. Il me porte et me soutient.
Dormir.
"Dormir, mourir, rien de plus" disait Hamlet.
Mais non. J'ai assez dormi.
Et si j'arrêtais?
Folie pure. Et pourtant...
J'arrête.
Avancer, ne plus dormir, faire autre chaose, changer, changer pour pouvoir se relever au fur et à mesure.
Me reconstruire. Mettre un pieds devant l'autre, de nouveau. J'ai les jambes qui tremblent mais je sais qu'ils sont pas loin derrière pour me rattrapper si elles me lachent. Avancer. Lentement mais sûrement comme dirait l'autre. Etre sur de rien, et puis quoi?
Se perdre dans les détours indénombrables, emprunter des chemins de traverses, me laisser guider par les rues qui me donnent envie.
Pourquoi pas? Tous les chemins menent à Rome il me semble.
Affronter le reste. Le reste ou moi même? Peut-être un peu des deux. Se taire et dire.
Ne pas savoir ce qu'il y a au bout, tant pis. Il faut y aller.
Nécessité de se voir faire pour faire, au moins au début. Se lancer dans des projets encore inconnus. Reprendre goût et avoir envie de...
Etre et arrêter de ne pas être. Ne pas fuire, surtout pas.

Puis il a neigé. Je suis restée assise sur le bord, à l'attendre. Les flocons de neige qui tombaient sur mes baskets et sur mon menteau laissaient paraître leurs articulations, leurs fines articulations fragiles et pourtant... De gros flocons.
"-Vous attendez le soleil? Me demande un vieux monsieur qui marche dans la rue noire et silencieuse de la tombée de la nuit.
-Non, je regarde la neige pendant qu'elle est là..."
Il ne viendra pas, il m'a appelé. Je rentre à la maison en souriant. Glacée.
C'est agréable d'être dehors.
Par la fenêtre, le jardin est tout blanc.

Depuis octobre, il a neigé.

Kanaillou

jeudi, octobre 21

Jeudi 21 ocobre 2010

Il se pourrait que tout soit gris. Mais il se pourrait seulement.

Il y a les matins qui deviennent obscurs. Le temps qui se raccourcit, les mouvements de foules qui hurlent leur colère. Qui hurlent la violence qui est là, ancrée. Il y a les passions qui se déchaînnent. Ceux qui crient, se laissent emporter. Ceux qui affirment, qui nient.

Il y a les matins à atendre un train, dans la nuit sur le quai de la gare. Un mot déchiffré entre deux pages, les yeux qui se ferment dans le train. Le silence qui explose dans le bruit de la foule, des pas, des étudiants qui attendent devant une salle, plongés dans un livre à la B.U.

Il y a la fatigue qui s'accumule, qui me gagne. Les concepts qui s'accumulent, les mots qui ne parviennent pas à s'éclaircir. Les peurs de ne pas arriver au bout. Et l'envie de pouvoir tout faire. L'envie de prendre un bouquin, de le lire. L'envie d'aller en cours et d'écouter attentivement, de découvrir à chaque minute.

Il y a les dialogues qui sont muets. Absurdes. Les conversations qui ne font que se faire écho d'une personne à l'autre.

Quleque chose d'indéfinissable qui me gagne. Qui me fait fermer les yeux, qui me pousse, qui m'anime. Qui me retiens, qui me fait mal et qui me fait éspérer. Un quelque chose qui m'abat , qui me porte, qui me redonne l'énergie.

Il y a eu le moments de plaisir. Le plaisir de partager, d'arriver au bout. D'être là, sur scène, avec eux. De ne pas voir mais sentir le public, juste en face. La sensation de ne plus être le temps de deux heures. Ou peut être la sensation d'exister. D'être dans un "non-lieu", dans un temps qui s'éparpille et qui nous gagne.
Le plaisir de passer du temps avec eux. Le plaisir de quelque chose qui se libère et qui se fait écho dans une bulle, deux soirées. Le plaisir de les savoir pas loin.

Un spectacle partagé. Les sièges rouges et confortables d'une salle chaleureuse. L'admiration de ceux qui sont en bas. L'épuisement qui laisse juste le plaisir de regarder et de profiter.

Les journées infinissables qui voient leur bout autour d"un verre à une soirée karaoké. La douceur de les voir sourire n instant.

Les pensée qui divaguent. Les moments où la seule force qui reste est celle de fermer les yeux. Jusqu'à dormir.

Un sourire qui se perd. Une inquiétude qui prend le pas. Ma tete qui se baisse.

Des mots qui ne sortent pas. Ils ne prennent pas forme, ils s'égarent tout au fond, quelque part ou put-être je n'ai pas le courage d'aller chercher.

Eparpillement.

Kanaillou

samedi, septembre 25

samedi 25 septembre 2010

Le silence de l'été me prive de mots. Je ne sais plus quel fil attraper, quel bout prendre. J'ouvre et ferme la page plusieurs fois, pendant plus de deux semaines.
Il est tard.
J'écoute coeur de pirate et tout mon été se mélange. Par bribes. Un bout de Berlin, de Grèce. Des impressions qui s'éparpillent, qui ne sont plus, un souvenir qui s'entremle avec une envie. Une peur.
Je parcours du bout des doigts la bibliothèque de D. Je m'arrête quelques fois, j'hésite et je continu. Puis je m'assied. Un film? Non, pas ce soir. L'étrange sensation de ne pas trop savoir quoi faire. Comme si tourner en rond pourrait arranger les choses.
Un mot. Peut être que je devrais commencer par là. Un mot qui se transforme en déferlement de note qui empêche le silence de m'envahir.

Grandir.
Regarder filer mes dix huit ans. Un jour d'été. Il ne fait pas très beau. Le samedi soir qui suit ils sont nombreux à être là. Danser jusqu'à tard. Discuter, rire. Comme un soulagement qui se répend. La
fin de quelque chose. LE bac est passé. Le temps n'a plus aucune emprise et là, à cet instant, je profite tout simplement de les sentir tout près.

Voyager.
d'un jour à l'autre me voilà dans un avion pour Berlin. A peine après avoir retrouvé mon chez moi, je m'envole de nouveau, pour la Grèce.
 Avec lune puis avec l'autre. Des rencontres à n'en plus finir. Des découvertes. Quelques échanges. Apprendre à vivre. Se ballader, ouvrir les yeux, écouter, se parler, admirer le silence.
Dormir et ne pas dormir, s'égarer, s'évader.

Danser, chanter.
Entre deux ininéraires, les répétition d'un spectacle à venir qui rythment  les vacances.

Partager.
Partager de sbouts de journees, de soirées. Sentir qu'ils sont importants, qu'ils sont là. Avoir envie de les voir. Se raconter.


Retour.

Passer à autre chose. Petit boulot de trois semaines. Les inscriptions qui se concrétisent. Je vis de plsu en plus au rythme de Paris. Les transports qui rythment la journée. Quelques soirées et nuits sur Paris, au ciné, au théâtre, entre amies.

La fac.
Interminables inscriptions qui à un moment donné s'achèvent. Et la sensation d'être tout au bord et de bientôt avoir à sauter. Faire le pas.
Je frôle cette nouvelle vie. Je l'effleure.
Et là non plus je ne sais pas par où commencer. Alors je ne commence pas, j'attends juste de voir.
Drôle de sensation.

Silence trop long, étiré. Silence de n'avoir rien dit, rien raconté.
A côté de ça, des carnets qui se remplissent de mots eux. Des mots, quelque fois écris pour mon blog.
J'y reviens. Le temps de trier quelques photos, de retrouver l'ombre de quelques souvenirs.

En attendant, je brise le silence.

Kanaillou

dimanche, juillet 4

Dimanche 4 juillet

Des pas qui passent et qui repartent, le temps d'un brin de soleil.
L'été. Les jours qui sont longs, les nuits qui n'en finissent plus. Décalage postbac obligatoire pour se ressourcer. Lever la tête vers le ciel bleu, s'allonger quelques heures sur un matelas à côté du ventilateur, se réveiller en fin de journée pour profiter de la douceur de la nuit.
Ne plus se soucier du temps, l'ignorer tout en le constatant.

Organisation de vacances, rêves de mer, de soleil, de vagabondage vers l'inconnu. Envie de se perdre, de partager, de raconter. Ecrire, lire, s'asseoir et regarder, regarder la beauté de ce qui n'est pas connu.

Envie de voyages, de rencontrers, d'histoires, de construire des souvenirs. Envie d'aventures. Profiter de chaque instant, rire, échanger.

L'ailleurs. Ce besoin d'aller vers des routines déroutantes, de se plonger dans un monde qui n'est pas le mien.

Dans deux jours, les résultats du bac.

Je respire. Je retrouve la déstabilisation réconfortante des vacances. Ces moments infinis où les jours, les heures n'ont plus aucune emprise.

Trois mois. Trois mois puis une nouvelle étape. La Sorbonne, la fac. Un pas immense, une page qui se tourne, je ne sais pas. Peur et envie qui se mélange. Une impression que trois mois c'est long et en même temps, cette crainte d'y être, de me retrouver au milieu de tout ça.
En fait, pas tant que ça. L'envie et le besoin de ce changement s'imposent.
Il est temps.

Temps de quoi?

Kanaillou

jeudi, mai 13

Jeudi 13 mai 2010

Retour à l'Automne.
Les beaux jours qui commençaient tout juste à s'énchaîner et à s'imposer ont été terrassé par le gris ambiant de l'Automne. Le gris pluvieux et dégoulinant qui s'écrase contre les fenêtres et qui s'étale lentement jusqu'à suspendre le temps. Jusqu'à ce que plus rien ne passe. Tout s'arrête. S'accumule. S'étire.
Je n'en peux plus.
Je n'en pouvais plus, puis il y a eu cette semaine bulle. Cette semaine de partage, d'envie, de passion, de sourires échangés, de solidarité.
Se retrouver tous et n'avoir en tête que le spectacle. Se rire au nez, imaginer ce qui pourrait arriver. Passer des heures et des heures à voir et à revoir. A enchaîner, se déplacer, travailler le son, les lumières. Des heures à se moquer, à se faire quelques blagues, à être sérieux, à ne plus vouloi se quitter.
Puis, les spectacles. Deux soirs et deux fois une heure et demi qui file. Entrer. Le coeur qui bat à cent à l'heure. Il fait noir dans la salle. La voix off part puis la musique prend le pas. Je ne vois pas le temps passer. Je ne vois que les regards, les silences. De la coulisse, je les regarde. Sur scène, ils sont là, nous sommes là, dans notre monde. Puis de temps en temps, le public apparaît. Il est là, on le sent. On partage et on donne tout ce qu'on a à donner.
Trop vite. Tout est passé trop vite.
A la fin des spctacles, la satisfaction d'être là, d'être avec eux. De les sentir à côté.
Leur sauter dans les bras parce qu'il n'y a que ça à faire. Laisser tomber les mots, juste quelques instants.
On s'est retrouvé, quelques uns, le vendredi soir. A rire et à paopoter autour d'un verre. Du spectacle, d'autres choses.
Ne plus en sortir. Regarder encore et encore les photos mises sur facebook.
Puis la Mél. qui est venue dimanche. Contente de la revoir, de la savoir là, même si elle n'est que de passage. Une journée un peu à part. Un peu à part après cette semaine un peu à part.
Puis il a fallu repartir et je ne suis pas repartie. chute de tension. J'ai dormi. Dormi. Dormi.
Quand j'y suis retourné, il faisait gris et cette mélancolie ambiante m'a prise. Je voulais être avec eux encore. Je ne voulais pas retourner au lycée.
Je n'en peux plus.
Y aller à contre courant, se forcer, ne pas prendre de plaisir parce que tout devient "pour le bac". Sachez ça, ça, ça, ça.... Et c'est tout Bonus.
Tout se compte en points gagnés ou perdus.
Marre d'être assise à observer ce qui n'a pas cahngé depuis bientôt deux ans. Marre d'avoir l'impression de ne pas avancer. D'être bloquée là.
Et ce foutu temps qui perd l'été pour nous laisser les tourments d'un automne qui n'a pas lieu d'être.
Envie de les revoir. De partager encore de nouveaux moments avec eux. Envie que tout s'arrête, que ce foutu bac soit passé. Envie de l'été, des tissus légers, des rires qui résonnent, de liberté.
Besoin d'autre chose.
Prête à faire le pas. Prête à passer l'étape, à sauter la marche.
M'envoler.
Je n'en peux plus.
Et pourtant, il ne reste qu'un mois . A peine un mois puisque les cours s'arrêtent le 12 juin.
Pourtant juin paraît si loin que j'ai l'impression de ne pas voir le bout.
Je m'enlise dans un lieu, dans des visages, dans un temps qui s'emmêle.
Besoin d'air. Besoin de respirer, de crirer, de hurler, de sentir que ça y est. C'est passé.

Kanaillou

PS: La Mél. elle m'a lancé, en partant, "On se revoit quand tu seras majeure et baccinée"

samedi, avril 17

Samedi 17 avril 2010

D'où viennent ces petits mots de maux éparpillés au fond d'un souci un peu oublié?
Etre ou n eplus vouloir être. Ne plus vouloir être ou se dévoiler de vouloir n'être que ce que l'on n'est pas.
Etre ou ne plus regarder, ne plus écouter. Sauf le souffle légér d'un vent qui nous murmure à l'oereille.
Sauf le rouge vif d'une tulipe tout juste née.
Se retrouver devant un petit sourire et en rire.
Vivre dans un lieu ou plus rien n'a de sens. Ne pas comprendre et ne pas chercher à comprendre ce qui ne vaut pas la peine d'être compris.
S'éparpiller.
Profiter 'un moment de musique partagé. Ne plus savoir où se trouve tous les repairs qui doivent être là. Frôler un instant comme volé et ne plus se souvenir des expressions qui ne se retrouvent que comme des échos sur des visages perdus.
S'apercevoir d'un regard furtif, d'une tête baissée, d'un moment d'inquiètude, d'un sourire plaqué au moment du dévoilement.
Ne plus comprendre.
Tourner, tourner, tourner encore. Encore et encore. S'étourdir, se perdre, perdre l'équilibre.
Ne plus voir, ne plus vouloir voir.
Fermer les yeux. Tout doucement. Sentir la présence de ceux qui compte. Sentir qu'ils sont là. Juste les sentir.
Esquisser un sourire et se laisser rêver.

"J'ai tellement envie de voir la mer..."

Kanaillou

mardi, avril 13

Mardi 13 avril 2010

Drôle de période.

Celle où le soleil commence tout juste à pointer le bout de son nez et disparaît, quelques moments, sans raisons.
Celle où les fleurs commencent à se montrer, timidement, comme encore hésitantes, fragilisées par un coup de vent et resplendissantes dans un creux de lumière.
Celle où s'annance le début de la fin.

Je refusais de me laisser perdre dans le fond d'un soupir.
Je me suis perdue.
Aggripée à je ne sais quel bout de quelque chose invisible, j'ai suivi. Je me suis laissé traîné. Hors de je ne sais quelle image. hors de je ne sais quel temps. Car le temps m'échappe. Il me file entre les doigt et mefait me retourner vers un infini de choses et avancer vers un océan de questions et d'interrogations.
Un je ne sais pas qui résonne et un inconnu qui s'impose.

Je me suis émervéillée devant la beauté des cerisiers en fleurs. C'est tout blanc. Un blanc un peu rosé quand on s'approche. un pétal délicat et doux.
Premiers déjeuners dehors. On résiste aux coups de vents. >tant pis. On profite des quelques rayons de soleil.
Le début.
Début de cette période vécue dans le jardin, allongés dans l'herbe ou assis à une table à papoter en surveillant le barbeque.

Tout s'enchaîne. Je ne vois plus le bout. Et je ne veux pas le voir. Juste que ça se finisse. Parce qu'entre le bout et le bout de chemin q'il reste à faire, le temps me paraît vouloir se dilater. Alors je ne veux qu'y être. Y être et en finir. Finir tout ça pour pouvoir enfin prendre une boufée d'air chaud. De l'air chaud de l'été.

Les douceurs des journes qui s'allonge un peu plus au fil des semaines. Les soirées qui n'en finisse plus. Le soleil qui frappe à la fenêtre d'un cours.

S'arrêter. Un peu.

Sourire et se sentir entourée. Découvrir un peu plus à chaque fois qu'il sont là et qu'ils seront là. Alors rire et se laisser aller, insouciante.
Rire des soirées passée à danser dans les rues d'un petit village. danser, chanter et regarder le ciel en tournant. Lui sourire et sentir le temps de ce moment précieux.

Petite soirée entre nous, après une répèt' organisée à la maison un lundi soir férié. Se retrouver dans la cuisine à échanger encore un peu. A se raconter de tout et de rien jusqu'à pas loin de minuit.

Les embarquer dans un tournage au milieu de la nuit, sous la pluie, avec pour seule lumière, les phares de voitures. Devoir arrâter avant la fin et se marrer de tant de folies.
On recommence. Un autre moment, un autre jour, un autre lieu.

Je suis sur un fil.
J'avance doucement.
Entre la fragililité et l'assurance de quelques instants. Comme des pas légers, hésitants.
J'avance.
Ne pas s'arrêter pour ne pas perdre l'équilibre.
Quand je vacille, sentir une main qui me rattrappe et qui me retient. Apercevoir un sourire, un clin d'oeil furtif.
J'avance.
Pas à pas.

Kanaillou