dimanche, août 23

Dimanche 23 août 2009

Chapitre 4.

-Séparations-

Les deux dernières semaines sont passées très vite. Toujours près de la mer, de la rivière, de la forêt. Quelques jours encore avec ceux qui sont là bas.

De France.

Le décallage horraire est impitoyable; j'ai beau n'avoir dormi que quatre heure dans l'avion, les six heures en moins de la Martinique me gardent éveillées.

Je crois que ce que j'aime le plus dans le retour, c'est retrouver ma maison, les couleurs, les odeurs, les lieux, les routes...
D'abord, l'entrée, l'allée parcourue en voiture. Puis, la petite allée jusqu'à la porte d'entrée, le jardin, les mains pleines de bagages. Quand la porte s'ouvre, cette odeur familière, mon odeur (L., ma petite cousine me disait "Tu sens bon, ça sent chez toi."), les couleurs de l'entrée. L'espace de la cuisine, le bruit de la chaudière puis du frigidaire.
Le couloir, les portes ouvertes, les livres qui s'empilent, les couleurs de la salle à manger. Ma chambre. Ma chambre qui n'a pas bougé, qui m'a attendu. Ma chambre et les photos accrochées au mur, les posters, mon canapé, les cousins par terre, mon lit, les rideaux de mon armoire.
Et Tania, toute collée contre moi, qui ronronne.
Je crois que oui, c'est ça que je préfère dans le retour.

J'ai toujours detesté les jours de départ.
Dire au revoir. Penser que dans une dizaine d'heures, ils seront tous à huit mille kilomètres de nous.
Il fallait passer voir la famille. Les serrer dans nos bras, les embrasser. Leur dire "à bientôt" sans bien savoir à quand.

Partir.

Quitter la mer qui nous entoure, la chaleur humide.
Les quitter eux.
Quitter des lieux, des visages et ne pas savoir quand ça sera, la prochaine fois.

A l'aéroport, la dernière image que j'ai de ceux qui étaient là, ce sont les mains qui s'agitent. Il y en a beaucoup. Puis je passe le contrôle de passeport et devant moi, il n'y a que le détecteur de métal, la salle d'embarquement puis l'avion.

On a décollé de nuit. Du ciel, on pouvait voir les chemins tracés par les lampadaires , sur l'île. C'était beau.

Dans la voiture, on écoutait de la musique. J'ai serré la main de Papa qui ne voulait pas partir.

Vendredi 21 août.

C'est notre dernier jour. Le midi, c'est Papa et moi qui faisons la cuisine pour le repas d'au revoir. On sera seize.
Dans la cuisine, au bout du compte, il y a aussi Tati C, A. et M. qui sont là.
Comme d'habitude, on est en retard. Mais eux le sont plus que nous.
Cuisiner me détend.
L'après midi passe. Ils sont là et on est content d'être ensemble.
En fin d'après midi, certains partent, d'autres restent.

On est assis dans le jardin, sur le banc, la table jaune et la balançoire. On discute. A. me lance un glaçon dessus. Puis un autre. J'arrive à en attraper un et je me lève; elle court et je lui court après. On rit comme deux enfants qui jouent à chat. On se bat, on roule par terre, dans l'herbe. L'on ne s'arrête pas de rire. On cri. Les autre rient aussi. Par terre, avec Elle, à ce moment là, je me sens vivre. Je vis si fort que ça fait du bien de la sentir tout contre moi.
Puis d'autre se lève, cela finit en bataille, on en sait plus trop qui est avec qui.

Plus tard, dans la soirée, Papa ouvre une bouteille de vin. Il sort du frommage et de la rillette. On se retrouve autour de cette table, sur la terrasse d'où ils agitent toujours la main lorsque l'on passe et que l'on klaxonne sur la route d'en face; une tradition entre nous qui reste.

Je me sens entourée; je sens qu'il sont là.
Alors je souris, je me dis que c'est un très bel au revoir.

Dans la voiture, direction l'aéroport, il se met à pleuvoir. Il avait plu aussi quand Maman était partie. Papa avait dit "La Martinique pleure parce que tu t'en vas..."
J'y repense.
Est-ce la Martinique qui pleure aujourd'hui ou nous? N'est-ce pas nos cœurs qui pleurent à l'unisson, même quand les larmes parviennent à rester à l'intérieur.
Je ne sais pas.
Je sens juste la douleur de la séparation.

Dans l'avion, il pleut encore. les gouttes s'écrasent et dégoulinent contre le hublot. Puis l'on décolle et l'eau ne coule plus.

L'on s'envole.

Kanaillou

mardi, août 11

Lundi 10 août 2009

La troisième partie des vacances, en Guadeloupe, s'est un peu prolongée.
Nous devions repartir Dimanche, finalement, on a changé les billets pour repartir demain.

Vert.

Je crois que c'est ça le nom de cette partie.
La Guadeloupe, c'est une île toute verte ou la fôret est partout , tout autour de nous. Il y a de très belles plages. L'eau est claire et les plages sont grandes. Puis il y a les rivières, plein de rivières. On est allé à la chute des ecrevisses, une toute petite chute et une rivière au milieu de la fôret...J'ai adoré. L'eau douce m'a fait du bien . il y avait du courant, on pouvait se laisser glisser.
Puis , au milieu des arbres (je viens d'effacer, j'avais écris "âmes", un joli lapsus, non?), j'avais vraiment l'impression de respirer.
Ca change de décor. Ce n'est plus du sable, ce sont des rochers. l'eau est fraîche et tout est vert.

J'adore le vert.

Les vacances ont été plus axées sur les ballades. C'était plus la découverte de la Guadeloupe que le farniente des Saintes.
C'était bien.
A part la chute aux Ecrevisses, nous sommes allés aux chutes du Carbet. Déçus, à l'arrivée, lorsque l'on nous a dit qu'à cause du dernier séïsme, on ne pouvait plus se baigner. Mais la ballade était si belle, que j'ai vite oublié la baignade. La fôret omniprésente n'en finissait plus. Nous sommes allés jusqu'à la première chute.

Il y a eu quelques journées à la plage, des plages différentes...Sainte Anne, la plage du Gosier...Ces deux plages sont au coeur de la ville, c'est assez étrange.

Il y a aussi eu la journée sur l'îlet Gosier, unen eau pas très profonde mais chaude.

Puis nous sommes allés chez la famille de mes tantes par alliance. Un Dimanche repas de famille d'où tout le monde est sorti trop rempli. Après mangé, nous nous sommes écrasés dans des canapé pour la sieste.

Enfin.

J'ai fini PRIDE AND PREJUDICE de Jane Austen et je vais sûrment commencer AURELIEN d'Aragon.

Les vacances sont toujours omniprésentes dans l'ambiance. On commence quand même à parler quelques fois du lycée, de l'école. Sûrement qu'on sent que la moitié des vacances est bien passée et qu'il va falloir y retourner.

Chacun essaie d'imaginer son emploi du temps, sa classe, l'année qui va commencer.

Mais juste quelques fois.

La musique sur les oreilles, j'écoute en boucle "GIRL" des Beatles en ce moment. D'autres aussi, mais celle ci, particulièrement.

Demain, on repart en Martinique. Rien qu'à l'idée de la traversée en bâteau....Je ne veux même pas y penser!

La semaine qui arrive risque d'être bien remplie, Maman repart déjà vendredi.
La fin des vacances, enfin, la dernière partie du voyage, avant de revenir en Métropole commence demain.

Le départ de la maison est à 6H15... Je sens que ça va être une dure matinée!

Kanaillou

lundi, août 3

Lundi 3 août 2009

De Guadeloupe.

Le deuxième chapitre des vacances est déjà fini.
Une semaine aux Saintes. Une de ces semaines de vacances telles qu'on les imagine lorsque le ciel gris devient trop oppressant et que les jours longs de l'année s'accumulent et n'en finissent plus.
Une semaine rêvée.

D'abord, le gîte. Un gîte ouvert sur la mer bleue. Un gîte dont le jardin est un accès à l'eau salée qui s'étend devant nous.
Un gîte vert d'où chacun entre et sort comme il le veut du moment que tout le monde est là pour le déjeuner et le dîner.

Tout commence avec le lieu.

Puis il y a eu la plage, le sable fin et chaud, la mer tiède qui nous enlace et qui berce.
Les ballades diurnes ou nocturnes, sous le soleil ou sous la lune.
Les lectures à n'en plus finir, les soirées sur les transats, les journées à bronzer, les écrits, les rires, les escapades, la liberté de l'air, le "tchilili" dansé un soir, puis un autre, la musique des vacances...

Chacun y a trouvé son compte.

J'ai aimé le pont flottant à la tombée du jour ou de nuit. C'est L. qui m'y a emmené la première fois. Elle m'a dit de sa petite voix "j'aime bien venir ici, le paysage est joli puis c'est un pont qui flotte...".
Je l'ai regardé longuement, j'ai regardé son visage , ses yeux qui étaient perdus dans le vide bleu de l'horizon.
Je l'ai regardé si grande. Elle n'était plus cette petite fille d'il y a deux ans.
Puis mes yeux se sont perdus dans le vide, dans le silence qui nous entouraient et que seuls brisaient le murmure des vagues qui faisait se balancer le pont, juste légèrement comme pour nous bercer.

Il y a aussi eu les sauts du ponts. Lorsque je tenais la main de A. , on s'est souvenu ensemble d'il y a six ans. Des sauts à n'en plus finir, de ceux qui nous poussaient et de ceux qu'on poussait à notre tour. J'ai senti les brèves secondes de vides avant de me retrouver totalement dans l'eau, entourés de bulles qui s'accumulaient parce-que j'avais troublé son calme. J'ai savouré les quelques instants avant de remonter à la surface, avant de franchir la barrière qui me ramènerait vers l'air. Mes cheveux se sont écrasés sur mon visage. Je ne voyais rien mais je riais. Je les ai remis en arrière et j'ai vu A. qui souriait.

Cette semaine, je les ai aussi tous retrouvé. Chacun d'eux.

"La dernière fois que vous êtes venus, on jouait au kems ensemble, maintenant, vous allez en boîte" nous à dit Tati B. avec un petit sourire à A. et à moi alors qu'on allait retrouver les autres.

Oui, les choses changent à une allure incroyable et l'on s'en rend particulièrement compte lorsqu'on est tous ensemble. Parce que je me souviens encore qu'à la naissance de L., A. et moi avions 7 ans, C. et M. avaient 5 ans et l'on s'amusait à calucler quels âges on aurait lorsque L. aurait 10 ans, et quel âge elle aurait quand nous , nous aurions 18 ans...

L. a 10 ans. C. et M. 15 ans. A et moi, 17 ans.

Six ans qu'on ne s'était pas retrouvé tous ensemble réuni. On s'est vu entre temps, les uns les autres, mais tous ensemble, ça remonte à six ans.
Alors là, on s'est retrouvé mais c'était différent. Les uns se cherchent, les autres grandissent, d'autres encore se disent qu'ils sont en train de devenir adultes un peu trop vite à leur goût.
C., M. et E. de sortie tous les jours, A. et moi à rire avec les adulte; L. à embêter tout le monde ou à jouer sa starlette (parce que, je cite "je suis la plus belle du monde!").
On ne sait même pas quand on se reverra tous, comme ça.
En Partant des Saintes, l'on ne sait pas si l'on reviendra un jour tous ensemble comme mainteant, on se demande quand et l'on s'apperçoit que le temps file et que les projets des uns et des autres s'accumulent et ne font que commencer.

Lors de la traversée vers la Guadeloupe, je suis à genoux sur un siège du pont du bâteau; le visage en plein vent je scrute l'horizon bleu et la ligne frontière entre ciel et terre. Lorsque les vagues sont un peu trop forte, l'eau gicle sur mon visage, sur ma robe. Ca rafraîchit. Je ne bouge pas. Ma vue est brouillée parce que mes lunettes sont pleines d'eau. C'est étrange de voir tout à travers des goutes. Le paysage devient brumeux et presque imaginaire.

Avant de partir, lorsque le bateau commençait tout juste à faire de l'écume, j'ai vu son ombre et nos ombres dans cette mousse blanche sur le bleu de la mer. J'ai souri. Je n'avais pas mon appareil photos sous la main, et je ne savais pas quand ça allait commencer à mouiller. J'ai donc pris le parti de l'écrire faute de la photografier.

Arrivés en Guadeloupe, il se met à pleuvoir. D'abord, ce sont des petites goutelettes, puis ça se transforme en averse. Je souris.

Ca y est, la deuxième partie des vacances est bien finie. D'ailleurs, la troisième commence tout juste.

Une semaine en Guadeloupe chez Tati B.
Ils sont allés faire les courses à plusieurs après avoir fait les menus pour la semaine. Puis, ils ont commencé à regarder ce qu'on pourrait faire.
J'avais appelé la première parties des vacances "retrouvailles". Pour la deuxième, rien ne me vient. C'est tellement de choses et à la fois si simple. Peut -être que ce qui serait le plus juste serait "Un semblant d'avant dans un maintenant".

Les Saintes, c'est l'île où l'on se retrouve tous.

Oui, pourquoi pas. Si je trouve mieux d'ci la troisième partie, je l'écrirai.

Kanaillou

vendredi, juillet 24

Vendredi 24 juillet 2009

De Martinique.

Je crois que je ne me suis rendue compte qu'on partait en Martinique seulement quand l'avion a décollé.
A l'aéroport, j'ai cherché des yeux mon oncle. J'ai vu d'abord ma tante et G. qui nous attendait. Puis j'ai apperçu Grand-père et enfin Tonton.
Ca a été un peu ça au début, comme à chaque fois qu'on vient, les retrouvailles avec la famille. Parce que huit mille kilomètres ça fait beaucoup...

Je crois que c'est un peu comme ça que ça a commencé. Des retrouvailles.

Ensuite, j'ai retrouvé les routes, le ciel, la mer, les odeurs, les couleurs, les habitudes de vacances qui reviennent très rapidement. Les envies, les sorties, les rires...
Mes cousines et Mélina.
Je retrouve le goût des plats, des fruits.
Le temps passe vite. Déjà une semaine qu'on est là. Les journées sont bien remplies et portant, on prend le temps. Le temps de se lever, de petit déjeuner ensemble, de partir à la plage, de se baigner, de bouquiner, de profiter.
Le temps de tout ça.
J'aime les vacances comme celles ci.
Tout passe vite mais de façon à ce que l'on profite quand même.

Une semaine, et je crois que c'est la fin de la première partie des vacances.
A vrai dre, ce ce que j'ai pensé quand de la terasse, je leur ai fait coucou, comme on fait toujours, alors qu'ils emmenaient Mélina à l'aéroport. J'ai pensé que ca faisait drôle d'être là et de savoir qu'elle ne serait plus là; Elle.
Puis demain, on part en Guadeloupe retrouver les Taties S. et B. et C. et L. pour ensuite aller passer une semaine aux saintes. On change de lieu, de personnages, un peu comme dans une pièce de théâtre où l'on changerait d'acte. Le théâtre des vacances.
Voila. Je pense que cette partie pourrait s'appeler "Retrouvailles".
Demain, ça sera autre chose, ça sera différent.


Kanaillou

vendredi, juillet 17

Depuis le 9 juillet 2009

Le 9 juillet 2009, on part à Londres avec Tamo.
Je lui fait visiter la ville, je découvre et redécouvre les coins et recoins de la capitale.
J'adore Londres.
La vie, le monde, la foule, l'accent saccadé des anglais, le métro, les bus...
C'est magique de s'y retrouver.
Le vendredi soir, les résultats du bac doivent être sur internet. J'essaie de ne pas y penser mais, dans la journée, dès que l'on s'arrête, le premier mot qui arrive est "résultats". L'on trouve un cyber cafe pas loin de Piccadily circus.
Sur l'écran de l'ordinateur je vois: Français écrit: 16
Français oral: 18
Mathématiques:17
Enseignements scientifiques: 17
Travaux Personnels Encadrés: 15
Je rois que je ne me rends pas bien compte.
Le vendredi soir, on est allé voir Sister Act'. C'était fantastique, magique. L'orchestre en dessous de la scène, une comédie musicale qui pétille, qui donne la pêche.
Je sors avec une envie de chanter, danser. Je suis si contente.
Tout est passé très vite à Londres. Nos journées étaient bien remplie, j'ai fait marché Tamo d'un bout à l'autre de la ville. Lorsuque le monde, la foule commençait à être envahissante, l'on allait se poser quelques temps dans un park.
J'ai adoré notre longue ballade dans Finsbury park, juste à côté de l'hôtel. L'on était rentré plus tôt ce jour là. L'on a photografier des écureuils, des bouts de ciel. Je me suis sassise dans l'herbe, l'on a regardé ces gens qui se retrouvaient pour faire de la musique ensemble. Je me suis dit que vraiment, c'était génial.
L'on est rentré le 13 juillet au soir.
Tout raconter, c'est impossible, alors des bribes sont revenues au fur et à mesure des conversations.
"-How much is it for 1 cookie?
-1,20
-...I still have 90 p....
-... Oh, it's ok."

Et nous voilà à vider nos portes monnaie dans les mains de ce vendeur en riant parce qu'il ne nous reste pas un seul penny.
Tout ça pour manger les meilleurs cookies du monde commme avait dit Melie.
Franchement, ça en valait la peine!

Tous ces petits bouts de voyage qui reste et qui sont à raconter...

Tout s'est enchaîné, on est arrivé au 15 juillet sans que je vois le temps passer. Le 14, on a commencé à préparer quelsuqes petites choses que l'on pouvait déjà faire pour le lendemain.
"J'avais dit une petite soirée, et l'on se retrouve à 35..."
Mélie n'en revient pas, nous , ça nous fait rire.

Le 15 juillet, ils sont là. Je suis si contente de les voir, de partager ce moment avec eux. Je sens que quelque chose se préare. Messes basses, demandes discrète...
Mais qu'est-ce qu'ils font?

Je n'en crois pas mes yeux.
Ils m'offrent des spectacles. Des mots, des sourires, des intentions.
Je n'en crois pas mes yeux.
D'abord, 16 personnes qui sortent avec des masques, des masques qui sont mes visages de 1 à 16 ans. Je n'en peux plus de rire. Ils me chantent une chanson. "Kanaillou d'Abord" (sur l'air des "copains d'abord") qu'Alice m'a réecrite. Puis mes amis de la comédie musicale me chantent une chanson sur un air qu'on a fait cette année. Mon père, entouré de 17 personnes tenant chacune une bougie, et formant un coeur me lit 17 Haïkus. Delphine et Matthieu me lisent ' On n'est pas sérieux quand on a dix spet ans...". Ma Maman, Zahia et Marianne me chantent une chanson sur un des airs qu'elles ont tant chanté ensemble. Après, elle prennent la voix de Tamo qui m'a écrit 17 souvenirs qu'Elle n'osait pas lire.
Je suis restée assise. LEs larmes aux yeux, les rires, les sourires, les "wahou!" qui ne pouvaient même plus sortir et eux tous qui m'ont offert tout ça.
Qu'est-ce que je ferai sans eux?
Je n'en reviens pas. Je les aime tellement.
L'on finit la soirée avec le gâteau puis l'ouverture des cadeaux; J'ai été gâtée, les cadeaux se sont empilés et je m'emerveille un peu plus à chque fois que j'en découvre un.
Je ne sais pas quoi dire. Je les regarde tous, je les embrasse.
La soirée se finit en petit comité. Beaucoup sont rentrés parce qu'ils devaient se lever tôt le matin ou parce qu'il sétaient crevés ou...Enfin, reste quelques uns. L'on met de la musique.
On a dansé jusqu'à 3h du matin. Surtout Alice, Morgane et moi.
Avant de me coucher, je lis les cartes , textes, mots de chacun.
Je n'en reviens toujours pas. Je repense à tous ceux qui étaient là, à tous ceux qui n'étaient pas là mais qui m'ont appelé, qui m'ont envoyé un texto, qui ont écrit un mot sur mon mur de fb. Je pense à tous ceux qui ont pensé à moi...Wahou.

Je m'endors en souriant.

Jeudi 16. J'ai définitivement 17 ans. Ca y est.
C'est notre dernière soirée avec Mélie avant le départ en Martinique. Je demande à Al. Et Sylvia si l'on peut aller à la séance de 22h30.
L'on se retroue au cinéma, je suis si contente d'y aller avec elles! Harry Potter et le prince de sang mélé.
Je retrouve les personnages avec plaisir, j'ai adoré. On a adoré. Frustrées de ne pas avoir la fin, maintenant qu'on a lu le 7 mais contentes d'avoir passé cette soirée toutes les trois. Contentes de l'avoir vu ensemble.
Dernière soirée avec Elles aussi,avant que je ne parte.
"La faute à qui? " a dit sylvia.
Toujours le mot pour nous faire rire.

Aujourd'hui.
Veille du dpart en Martinique. Plein de choses à faire...Puis finalement, je prends le temps;
Je pense aux vacances, aux lectures, aux carnets, au temps que je vais passer là bas, avec mes cousines, mon cousin, mes tantes, mes grands parents, mes parents...Ma famille.
Je pense à la palge, au ciel bleu, à tout ce que je vais pouvoir faire. Je pense, j'iamgine. J'attends. Puis j'ai du mal à me rendre compte. demain matin, je serais dans une voiture direction l'aéroport.
Demain...
C'est toujours étrange, les veilles de départ.
Retour le 23 août. Déjà quelques projets.
Enfin...
En atendant, il faut que j'aille faire ma valise!

Kanaillou

jeudi, juillet 2

Jeudi 2 juillet 2009

Fête du cinéma avec S.

Dans le train ce matin, on se laissait bercer par les mots et le train, en regardant les films qui passaient aux Halles.
Du choix.
"On se fait un top 5?"
Je sors mon carnet et un stylo. Tout se passe très vite. Finalement on se programme 4 film.
"Etreintes Brisées"/ "Whatever works"/ "Les beaux gosses"/ "Sunshine cleaning".
Puis, arrivées, la queue nous fait rater le début de Whatever works. Alors on change un peu le programme. On commence par Corlaine et on met "Whatever works" à la place d'"Etreintes Brisées".
Enfin, toujours est-il que la journée s'annonce bien.
On sort pique-niquer après la première séance. Assise sur la pelouse du jardin des Halles, sous le soleil de tout début d'après midi. On se dévoile, on se découvre un peu plus. On parle du film, de cinéma, d'Arts, de nous, de livres, de tout et de rien.
Puis la deuxième séance.
On rit.
On fait quelques magazins, la bibliothèque de cinéma puis on sort parce qu'on a une heure de battement.
Il fait encore plus chaud que tout à l'heure. On sort du chocolat, quelqus gâteaux pour le goûter.
"C'est bien les vacances quand même." J'acquièce.
Etre là, avec elle, discuter, rire, se faire quatre films dans la journée... Commencer à apprécier la douceur de l'été, sans stress, sans pression, sans obligation.
Se sentir bien.
Puis les deux derniers films d'enchainent.
"Bon choix", on se dit, une fois la journée terminée. On retourne vers Saint Lazare pour attrapper le 21h20.
On se laisse bercer par les mots, par le train qui retourne vers Mantes.
Je souris quand elle sort de la voiture.
Prochain RDV, le film qui à l'air trop bien et dont on a vu quatre fois la bande annonce aujourd'hui...

Kanaillou

mercredi, juillet 1

Mercredi 1er juillet

Vacances.

Toute la pression qui retombe. Les épreuves du bac sont passées et enfin, je me sens libre de mon temps, libre de dormir ou ne pas dormir, de sortir ou de rester avachie quelque part entre la maison et le jardin.
Demain, journée ciné sur Paris avec S. et peut-être M.
Après tout, je n'allais pas manqué la fête du cinéma! Puis vendredi, je ne sais pas encore mais C. vient manger avec ses parents le soir. Samedi, c'est la grande fête de fin d'année sur L'île verte, organisée par A. "Pool party" comme j'ai appris à dire au Canada. Dimanche, je pars à Malte pour une semaine avec ma grand-mère. Le 18 juillet, on part en Martinique et on revient le 23 août.
Belles perspectives de vacances.
Je ne rêve que de me laisser porter par le temps, de ne plus regarder ma montre, sans cesse.
Puis, le BAC s'est plûtot bien passé, je n'attends plus que les resultats, qui, à mon avis, risquent d'arriver plus vite que je ne le crois.
C'est fou comme le temps devient élastique l'été.
Je repense à l'année dernière. Le mois de juin qui a filé, l'été qui m'a embarqué. Puis je me dis que j'ai envie de me poser, me reposer.
L'an prochain va être chargé, je le sais déjà. Mais passionnant. Alors bon, l'équilibre va trouver sa place.
En attenadant, Vacances.
Et ça alors...
Ca fait du bien!

Kanaillou (soulagée)

mardi, juin 2

mardi 2 juin 2009

Juin.

Soupirer dans un moment où je ne sais plus.
Tourner ma tête vers la fenêtre lorsque les discours mathématiques commencent à être trop longs...
Ecraser ma tête sur ma feuille de cours.
Fermer les yeux ou les laisser ouverts pour pouvoir me perdre dans le vide.
Etre dans une bulle où il n'y a plus rien. Plus un bruit. Juste le soleil, la pelouse etle ciel bleu.
Se perdre.

Soupirer.

Encore un peu.
Travailler au soleil quelques heures.
Regarder les roses.

Soupirer.

Ne plus avoir envie.
Essayer de trouver l'energie.
Ne trouver que de la fatigue.
S'essoufler.

Soupirer.

Juin.
J'aime les jours qui se rallongent et qui donnent l'impression que le lendemain est loin.

L'immobilité de tout, autour, est effrayante. Tout paraît si lent, si loin. Peut-être est-ce moi qui suis loin? Déconnectée du tout.
C'est comme des tableaux qui se posent, qui restent pour qu'on les regarde. J'ai peur de l'ennui mais je ne demande qu'à tout arrêter.

Soupirer.

J'ai envie de pouvoir avancer sans savoir où je vais.

Bientôt juillet...

Kanaillou

mercredi, mai 27

mercredi 27 mai 2009

Hier, en maths, je me suis rendue compte qu'il ne restait que deux semaines avant la fin des cours.
Trois semaines avant le bac.
J'ai ri. La seule chose que j'ai pu faire c'est rire.
Je crois...
Enfin non. Je ne sais pas ce que je crois.
J'ai juste ce truc dans le ventre qui me prend et qui me donne envie de crier, de bouger, de me défouler.
C'est physique.
C'est psychologique.
C'est tout.

Kanaillou

samedi, mai 23

Samedi 23 mai

Lorsqu'en ouvrant les yeux, j'apperçois le soleil de la fenêtre de ma chambre, lorsqu'en me réveillant, j'ai des chansons en tête, lorsqu'en me réveillant, j'ai le sourire aux lèvres, je crois que la journée commence bien.
Contente d'hier soir, contente d'avoir partagé, contente de les avoir vus, contente que tous soient venus. Et puis, contente de moi. Je ne suis pas si souvent vraiment contente de moi, mais là, je le suis, et ça fait du bien. Vraiment.
Alors je me sens bien, j'ai envie de rire, de danser, de chanter à tue tête, de m'étourdir jusqu'à tout voir de travers. Jusqu'à ce que le monde autour de moi tourne alorsque je regarde le ciel.
Dehors le soleil est caché par les nuages à présent. Je vois les feuilles des arbres frémir. Mais je souris, après tout, le beau temps va sûrement revenir.
La maison est vide, j'ai mis de la musique. Papa est parti tôt ce matin pour aller chercher Tamo. Et maman, je ne sais pas trop mais où qu'elle soit elle ne devrait pas tarder.
Enfin.
J'aime les journées qui commencent bien.

Kanaillou

jeudi, mai 21

Jeudi 21 mai 2009

Absurdité.

"I don't know why, I don't know how, yesterday you told me 'bout the blue blue sky".
Un jour d'été où les fenêtres sont ouvertes, tout paraît plus simple. Un jour d'été passé allongée au soleil tout paraît mieux.
"What a wonderful world".
Je me demande.
Le Bac arrive et cette fois ci, tout est plus sûr. On a eu nos convocations. Et c'est dans moins d'un mois. Alors tout ne paraît plus d'été. Mais quand même. Un peu.
En fait je ne sais pas trop. Je ne sais même pas ce que je suis en train d'écrire.

Absurdités.

Si tout pouvait être comme un long jour d'été, ce serait mieux. Mais non. Ou oui. C'est peut-être très subjectif en fait. Ca doit dépendre de chacun et de chaque jour.
Enfin. Ou pas.
Pas "Enfin".
Enfin quoi. Je ne sais pas trop. (Encore?) . Ca y est , je déraille. Peut-être que non en fait. Peut-être que je ne déraille pas.
J'ai des mots dans la tête et ils ne veulent rien dire. Si , ils veulent sûrement dire quelque chose mais je ne dois pas bien comprendre.

Absurdité.

J'ai un tas de truc dans ma tête, quand j'y pense. Mai "un tas de truc" ca devient vite un grand vide. Ou alors le bordel.
Passer du vide au grand bordel. Pourquoi pas? Après tout, pourquoi pas.
Il y a des moments où tout va de travers. Ou peut-être que c'est moi qui ne marche plus très droit. Ou non.
Vraiment, je crois que je déraille. Ca me fait rire. C'est drôle?
J'en sais rien mais il fait beau, les oiseaux chantent, j'écoute de la musique et je ne fais rien. Ou presque rien. Alors peut-être que c'est drôle.

Absurdités.

"Madame rêve d'apesanteur, des heures des heures de voltige, à plusieurs".
J'avais commencé à analyser cette chanson une fois. C'était drôle. Et puis je n'ai jamais fini.
Je pense que je ne pense pas assez que je devrais arrêter de penser un peu.
Ou arrêter de ne dire que des choses sans sens. Ah, une paronomase ("sans sens"). J'aime bien cette figure.
Nan, en fait j'en suis sûre. Je déraille.
Je devrais arrêter de...
Oh puis mince. Je ne devrais pas arrêter. Et je devrais enlever le verbe "devoir" de ma bouche pendant qualques temps. Ou pas. Ou peut-être.

Absurdités.

"So I'm sailing through the see to an island were we'll meet. You'll hear the music fill the air, I'll put a flower in your hair"
Je ne sais pas pourquoi j'écoute cette chanson en boucle en ce moment. Elle n'est même pas géniale. Juste "a catchy tune" comme on a vu en anglais.
L'ombre du barbequeue est assez rigolotte sur le mur en face de moi.

Absudités.

En fait, si je résume, il y a le soleil, une fenêtre ouverte, le barbequeue qui laisse sa trace éphèmère sur le mur en face de moi. Un verre de jus de fruit vide, mon portable posé sur le "Sortir" de cette semaine (ou peut-être de la semaine dernière?), de la musique, moi qui chantonne et qui écris des mots en vrac juste parce que j'en ai envie (et je trouve que c'est une bonne raison), mon jardin que j'entraperçois, une maison qui sent l'été et moi qui me demande si j'ai pensé à ouvrir à mes parents qui sont sortis, tout à l'heure, comme ils me l'avaient demandés...( j'ai un doute. Vraiment)
Mais à quoi bon résumer l'irrésumable? Parce qu'il n'y a pas que ça, il y a des pensées qui se perdent, les souffles réguliers de ma respiration, un vide qui n'en est pas un, des "j'en sais rien" qui me font hausser les épaules, des grimaces juste pour en faire. Mon chat qui a passé l'après- midi à dormir au soleil, mes parents qui sont allés marcher, des moments de plus rien et des riens de moment qui passent et qui repartent.
Alors bon.

Absurdités.

Et je secoue la tête et riant parce que je crois que vraiment, je déraille.

Kanaillou

mercredi, mai 13

Mercredi 13 mai 2009

Par la fenêtre, il fait tout juste nuit. Je suis dans ma chambre. Sur mon bureau, juste à côté de moi, une tasse brûlante de tisane.
Le 13 mai.
Et là, tout s'accèlère.
Le bac approche, la fin du trimestre arrive en même temps.
Nine en comédie musicale c'est le 22.
La fin du stgae de l'image en partage, c'est cette semaine. L'expo, lundi prochain.
Puis il y a les spectacles de fin d'année, les envies d'y aller.
Les Week end longs.
Bientôt la conduite.
Les vacances à programmer.
Et puis le printemps, les oiseaux qui chantent, le vent qui souffle de temps en temps. Le soleil, quelques fois encore, la pluie.
L'envie de musique dévorante.
Les coups de "pffffff" réguliers.
Les aprèms passés assise à bosser.
Les aprèms passés au soleil.
L'envie d'écrire.
Les pensées qui se perdent dans le Tout.
Pffffff.
Le 13 mai quoi.

Kanaillou

vendredi, avril 24

Vendredi 24 avril 2009

15h25.
J'englouti un bol de semoule avec un steak de soja tout en tapant quelques mots. Je vis au rythme des vacances. Hier soir, après la séance de 22h30 au cinéma, je regarde quelques épisodes de "weeds". Couchée à 3h du matin, levée à 12h30 et je mange à 15h25. J'aime les journées comme celles-ci où le tems n'a pas d'emprise.
D'ailleurs, je remarque que je ne porte pas ma montre. Je ne la met pas lorsque je ne veux pas voir le temps. Après tout, c'est bien mieux de se dire que les heures n'existent pas. J'ai passé mon temps de "début de journée" à lire (relire) "les trottoirs à l'envers" (et je suis à jour!).
En fait, j'aurais pu faire l'analyse de ma chanson en anglais, me replonger dans l'ETRANGER (pensées dirigées de l'autre côté de la mer vers Mélie ;) ) que j'ai déjà lu , certes mais qu'il va falloir que je relise; ou peut-être, ADOLPHE, de Constant. Mais non.
Manger un bol de semoule, un steak de soja en écrivant ou lire les trottoirs à l'envers me donnait plus envie aujourd'hui. Pour l'instant.
Je ne sais pas trop ce que j'écris.
Je repense à samedi dernier, l'anniversaire d'Alison, une nuit courte mais absolument géniale.
Je repense à plein de choses en fait...Mais j'évite de penser que la rentrée, c'est dans trois jours.
Demain on va voir l'expo d'Andy Warhol avec Papa.
J'ai eu mon code. Uen bonne chose de faite pendant ces vacances.
Je rêvasse. Je pense aux mille choses que j'aurais à faire, que j'aurais pu faire...Mais que je ne fais pas. Enfin.
Je peux toujours dire que les vacances sont faites pour ça...

Kanaillou

vendredi, avril 10

Vendredi 10 avril

J'aime me perdre dans les mots, accrochée au téléphone. J'aime me perdre dans les fleurs blanches des cerisiers, lorsque je regarde par la fenêtre.
J'aime être là et regarder, j'aime les savoir autour.
Retrouver mon violon, le sentir dans ma main qui s'assouplit au fur et à mesure que je joue. Sentir mes doigts glisser sur la touche et ne plus me rendre compte de l'Autour.
La nuit, quand je me réveille, j'ai peur. Je tourne mais n'ose pas me mettre dos à la porte. Je me réveille comme ça, d'un coup, sans savoir pourquoi. Si, cette nuit, je me souviens de pourquoi maintenant que j'écris.
Enfin.
Cuisiner en écoutant Debussy, the Kooks, the Kinks, Cocoon ou une playlist... Un geste qui se répète pour couper des oignons, le couteau qui frappe la planche de façon régulière. Mes pensées qui dansent au fil du temps passé dans la cuisine.
Lorsqu'elle est arrivé hier, elle m'a dit qu'elle m'emmenait avec elle. Je suis sortie et on a passé l'après midi ensemble.
Merci.
Tout faire pour faire quelque chose. Ecrire pour remplir le vide, cuisiner pour se concentrer sur le bruit de la poelle sur le feu, sur ce qui est en train de cuire, sur la musique qui emplit la maison vide.
Faire plaisir.
Espèrer aller mieux et douter. Puis sourire et avancer à petits pas mais quand même.
Se laisser bercer et regarder dehors les cerisiers en fleurs.
Le printemps est là, il n'y a plus de doute. Si le printemps est là, ça va aller. Tout ira mieux. Il suffit de se laisser par la légerté des couleurs, par la musique , par le soleil.
Tout ira bien.
Je ferme les yeux, quelques instants.
Rêver.

Kanaillou

lundi, avril 6

Lundi 6 avril, plus tard.

Quelques rires attrapés assis contre un mur.
S'évader le temps d'un instant, ne pas voir passer le temps et se sentir mieux.
Essayer de se dire que ça ira...
Et ne plus penser, se laisser porter par le vent pour se sentir légère avant de retomber sur terre.
Ils étaient là, assis à côté et moi, je souriais.
Puis elle m'a embarqué dans sa voiture pour me déposer. On a fait quinze mille détours mais on est arrivé. "J'ai fait un CD juste pour toi, pour te déposer".
On a discuté.
Ca m'a changé les idées.
Sous le soleil de fin de journée je me suis dit que j'aimais être là, avec eux.
Sous le soleil de fin de journée, j'ai pensé que c'était le printemps et que les fleurs me souriaient alors que les oiseaux chantaient.
Je me suis sentie bien. C'était court mais c'était bien.

kanaillou