vendredi, novembre 27

Vendredi 27 novembre 2009

"Peut-être qu'on a aussi mal parce qu'on vit la vie pleinement. Ca ne vaut pas la peine si l'on ne s'investit pas à fond..." je lui ai dit.

Oser.
Oser se cogner, se frapper, se heurter. Oser se faire mal. Oser vivre, tout simplement.
Si l'on ne se faisait pas mal, nous ne vivrions pas. C'st ça la vie. Profiter, s'investir, être heureux et se prendre une claque. Ca arrive. Alors on tombe de très haut. On s'en veut d'avoir fait tout ça, on se dit que ça fait trop mal et que peut-être ça n'en vaut pas la peine
Pleurer, hurler de douleur, arriver au moement où plus rien n'a d'importance. Se laisser envahir, submerger par une vague noire, si grande...La sentir s'abattre sur nous et ne plus voir la surface.
Lorsque la tempête est passée, reprendre ses esprits.
Prendre le temps de souffrir, de pleurer.
Se relever doucement, trébucher de temps en temps. Sentir que l'on sera rattrapé. S'investir de nouveau. De nouvau oser affronter, oser profiter, oser sentir et se sentir pleinement.
Puis tisser de nouveaux liens. Des liens différents. Apprendre à se comprendre et avoir peur, un jour de ne plus comprendre les autres. Avoir peur de la fragilité d'un lien de soie tissé au fur et à mesure.
On marche sur un fil. Plus le temps passe, plus le fil est long. Ne pas savoir où est le bout. Non, ça ne vaut pas le coup de voir le bout.
Avancer tout simplement.
Trébucher.
Le fil se casse.
Plus rien.

Etre.

Se laisser être.
Réussir à avancer avec ce qu'on garde de bon du reste. Ne pas se raccrocher à ce qui s'est évanoui. Garder pour nous ce qu'on a eu. Garder tout ce qui nous a fait vibrer. Garder tout ce qui a fait de nous ce que nous étions. Garder les coups, les sourires, les regards. Garder une odeur, un son, un moment. Garder des mots. Garder des larmes perdues, des larmes données.
Garder tout ça et se reconstruire avec.

"C'est de là qu'on tire notre force. On a cette chance. "

La chance d'un souvenir qui nous fait rire. D'une page d'agenda qui nous fait nous souvenir de ce jour où...
La chance de sentir et de se rapeler.
La chance de pouvoir avancer avec tout ça.
Un geste qui passe. Un rapport frontal. Avancer , coûte que coûte. Comme courir sous la grèle. Sentir le froid, le vent qui nous giffle, le froid qui nous pique, la grêle qui nous fait mal. Avoir mal et pourtant se déchaîner. Puis profiter des jours de soleil, des jours où le printemps arrive. Profiter des jours où un simple sourire nous fait tant de bien.
Tomber.
Se relever.
Se prendre une claque.
Mordre.
Couler.
Retrouver la surface.
Se laisser porter.
Marcher.
Courir.
Rire.
Et sourire de nouveau. Sourire parce que ça va. Sourire parce que l'on sait que l'on vit. Sourire parce que l'on sait que l'on marche sur ce fil de soie, mais d'un pas assuré. Sourire en se disant que peut-être, oui, peut-être que l'on va tomber. Peut-être que, pris de vertige, l'on va sentir le vide nous envahir.
Sourire de ne pas savoir où l'on va. De ne pas savoir comment et par quel chemin l'on va arriver. Sourire en regardant autour de nous tous les fils de soies cassés qui se relient et qui marquent nos pas passés, nos chemins. Tous ces fils qui se lient et qui nous construisent. Les tenir pour gardr l'équilibre. Continuer d'avancer.

Se lancer de nouveau dans se corps à corps interminable.

Kanaillou

mardi, novembre 24

Mardi 24 novembre 2009

Ju' me dit tout à l'heure en philo "c'est bientôt noël". J'écris la date en haut de la page. Dans un mois...
Je ne me rends jamais compte que ça arrive aussi vite.

Pourtant, samedi soir chez M., il y avait quelques magazines de jouets, ceux dans lesquels je découpais les jouets dont j'avais envie pour faire ma liste, quand j'étais petite.
"Alors L., tu veux quoi pour Noël toi? ", Elle regarde et touche les pages avec ces petites mains. Elle fait le tour des jouets qui sont sur la page. "
Tout?". M. sourit. L. s'en va, déjà occupée à faire autre chose.
Ca fait du bien de passer du temps avec M. Le plaisir de passer une bonne soirée avec un ami. Puis L. est trop mignone.

Dimanche, pas envie de bosser.
Pfff.
Etat de novembre. Le "pas envie de travailler" qui s'impose.
Juste envie de faire de la comédie musicale en ce moment. Rien que ça.

"Rien de grand ne s'acomplit dans le monde sans passions", Hegel.

Lorsque j'ouvre mon agenda Dimanche et que je vois la citation à la page de samedi, je souris. C'est décidé, assez réfléchi come ça, je me lance. J'envoie un petit mot à M. pour lui dire que j'intègre Cabarêves, sa troupe de comédie musicale.
Après tout, si j'en ai envie...

Lundi. Couchée tard dimanche soir. On a regardé "la graine et le mulet".
Dans le brouillard quand je me réveille.
En ciné, on regarde "Blow out" de de Palma. Puis l'après midi, j'ai anglais, puis russe. Je discute un peu avec L. après le cours.
Elle est tellement choutte cette fille. Je me dis que c'est vraiment super de faire des rencontres comme celles-ci.
Le soir, en théâtre, on regarde d'abord les autres jouer. C'est bien de les voir. De les regarder.
Puis on sort avec A., C. et Ma. pour répéter. On se met dans le coin où on allait toujours l'an dernier.
On rit.
Rester sérieux.
On s'écrase les pieds en dansant, on se marre entre deux mots. On change avec A. on recommence. On travaille la fin, on imagine une mise en scène, des gestes, des tons, des expressions.
C'est tellement bien.
Puis on y retourne. D'autres jouent, puis c'est à nous. Puis Ma. s'essaie à son monologue. Elle n'ose pas, et pourtant, quand elle se lance, c'est bien. Ce n'est que le début. Ca va être absolument génial.

Aujourd'hui. Je commence un peu plus tard. Les quatre heures de la journée passent vite et pourtant en sortant, j'ai l'impression d'avoir eu une journée énorme.
Je prends mon violon. pas de nouvelles d'I. je joue. Je reprends quelques passages. Je m'arrête pour écouter la sonate. Puis je recommence.

Noël, c'est dans un mois. Les vacances arrivent vite elles aussi. Quand je compte les semaines et les week end qui restent, je me dis que tout va s'enchaîner.

Comme d'habitude.

Kanaillou

samedi, octobre 31

Samedi 31 Octobre 2009

Ecrire.
Mettre des mots sur les images des sons qui se bousculent.

Entrer dans cette salle et trouver que l'équilibre de la mise en scène s'impose, fragile pourtant. La présence de chacun des meubles, de chacuns des objets compte. Elle s'ajoute à la tension d'un silence naîssant et grandissant , un silence qui nous fait écho, au plus profond de nous.
Puis il y a ce corps qui se montre, qui se dénude de tout en tout devant nous. Un corps qui crache des mots qui rebondissent , qui frappent, qui heurtent. Des mots qui mettent mal à l'aise; des mots à sens, des mots de fond, des mots cachés que personne ne veut jamais entendre mais qu'il faut dire pour ne pas etouffer.

Etre frapé, chamboulé, violenté. Se faire violence.

"Il faut arrêter de vous protéger; il faut un peu se faire mal. Oser se faire mal".
Lorsque j'avais entendu ces mots, j'avais cru les comprendre de tout en tout. Sûrement qu'ils avaient fait écho. Sûrement que ce jour là, ils m'avaient touché. Mais plus ça va, plus ils arrivent et se figent devant moi.
Se faire violence, oser avancer , oser choisir.
Ils me font mal et je me cache les yeux pour ne plus les comprendre, mais je les entends, ils sont là et ne me quittent plus.

"Comprendre, toujours comprendre. Moi je ne veux pas comprendre."

Chanter.
Chanter pour oublier ces mots, pour s'en débarasser. Chanter un cri coincé et qui fait mal, chanter pour se débarasser, pour se faire du bien.
Chanter pour ne plus être encombré d'un poids trop lourd , de plus en plus difficile à porter.
Se laisser porter par une voix de tête et sortir l'energie perdue au fond de sa poitrine. Ne plus penser, sentir mon corps trembler, mes jambes faiblir.
Continuer.
Chanter jusqu'au bout d'un soufle, puis écouter les quelques secondes de silence qui envhissent l'espace d'autour, qui se glissent entre mes respirations trop forte. Observer ce silence et sentir sa mélodie qui bourdonne.
Soupirer, faiblement. Sourire , un bref sourire de soulagement.

Danser.
Sentir son corps se courber au creux des lignes qui font mal.
Sentir le rythme des pas qui s'affirment sans que l'on s'en rende compte. Des pas qui sont assurés, qui suivent la musique, qui suivent un rythme de vie, de danse, une cadence. Des pas qui s'enfoncent dans le sol, un peu plus profond.
Ne plus se sentir du tout. Lorsque tout se coordine, lorsque tout se débloque. Ne plus rien suivre du tout. Danser pour le plaisir de bouger et de se défouler.
Puis revenir en rythme, dans la sensualité naissante d'une musique inéxistente.
Se laisser tomber et savoir que l'on sera rattrapé.

Jouer.
Jouer un jeu de masques, tous les jours. sourire sans arrêt. Ne plus se rendre compte que l'on joue.
Etre un personnage un jour, un autre le lendemain.
Puis se retrouver le jour où il faut vraiment jouer. Se retrouver face à ceux qui attendent que l'on joue. Jouer pour de vrai. Le moment où l'on se dévoile peut-être le plus puisqu'il faut enlever le masque que l'on portait en arrivant pour en revêtir un autre, un "officiel".
Se déshabiller du tout au tout devant d'autre pour se glisser dans une nouvelle peau.
Ne plus y réfléchir, laisser sortir une voix, des mots, des gestes qui se perdent au fur et à mesure que l'on joue. Jouer mais ne pas s'en rendre compte. Incarner?
Jouer et s'apercevoir que ça y est, c'est fait. Regretter de n'avoir pas fait ci ou ça. Un manque de courage qui nous poursuit, une lâcheté peut-être. Se dire , "c'est bête, pourquoi ne pas avoir osé?"

Lâche. Etre lâche, est-ce ça? Ne pas vouloir choisir, se réfugier dans le non-dit, dans le temps de repos accordé pour prendre une pause pour ne plus y penser.
Etre lâche de ne pas oser s'aventurer? Ou bien, mettre le mot lâcheté sur des hésitations embêtantes que je croyais avoir dépassé.
Lâche de ne plus oser écrire de peur de se retrouvé face à des questions. Lâche de ne plus oser , de se débarasser, d'essayer de ne pas y penser. Lâche, de ne pas vouloir avancer ou de ne pas oser. Lâche, un mot si simple à appliquer, partout.
Suis-je lâche. Sommes nous lâche?
Je ne veux plus y penser. Peut-être que je ne veux pas voir une réponse qui me dirait le contraire et qui me remettrait face à mes incertitudes. Etre lâche, ou ne pas l'être, je n'en sais rien... En tout cas, c'est plus simple.

Prendre mon violon et jouer des notes qui sortent d'au fond.
Hésiter à le reprendre quelques fois.
Faire beau? Pourquoi, il n'y a personne.
Juste les lamentations qui sortent et qui prennent l'espace.
Essayer d'arriver au moment ou je ne sentirais plus mes doigts courrir.
Puis reprendre, comme si de rien n'était, la sonate de Debussy. Revoir tous les passages, un à un. Les jouer, les rejouer pour ne se concentrer que sur la note qui n'arrive pas à passer.
Jusqu'à l'aboutissement éphémére qui s'inscrit un peu plus à chque fois pour finir par rester.

Face aux images, je sens la tension des couleurs, les lignes qui courent et le tout qui s'entremêlent. J'en construit de nouvelles. J'affronte ses mains et ses yeux qui ne voulaient plus s'y prêter.
Il est temps.

Temps de quoi? Temps de tout perdre? Non. Biensûr que non. Je ne perds rien.
Temps de tout reconstruire? Temps de s'écouter un peu plus. Temps de se faire confiance. Peut-être que tout est aussi simple que ça. Se faire confiance. Arriver à se dire que quoiqu'on fasse, l'on a choisi pour des raisons qui en valaient la peine.
Ecouter un peu plus ce que je ressens que cette raison démusurée qui prends toute la place. Réussir à me dire que les sens ont autant d'importance que la raion. Réussir à me dire que je peux choisir pour l'instant même, quelques fois. Parvenir à se débarasser de l'idée de ce rôle que je dois, devrais tenir.
Réussir à me dire tout ça sans avoir cette boule au ventre qui se moque de moi et qui m'envahit. Cette boule qui me fait reculer et me cacher.

Se perdre.
Il faut bien se perdre pour emprunter des routes différentes...
Je pense que c'est la meilleure solution.

Kanaillou

PS: Joyeux Halloween...

samedi, octobre 24

Samedi 24 octobre 2009

"Ca fait un mois que tu n'as pas écrit sur ton blog..." J. me dit ce matin, en cours de Philo.

Le samedi matin. Le ciel est gris d'une douce mélancolie. Le temps qui pleuviote. "Mais si je dis, le ceil est Beau, cela est subjectif. Qui trouve que le ciel est Beau...". Entre deux phrases et reflexions je me perds dans mes pensées. Les yeux dans le vide, une mélodie dans la tête. Je regarde par la fenpetre qui dégouline.

Entre deux mots.

Je me ballade sur quelques sites de citations. Phèdre, Antigone, Médée... J'aime relire les mots du théâtre, me perdre de nouveau dans leurs passions, dans leurs fureurs.
Je fais face aux mots des auteurs, aux vers qui balancent et qui portent.

Samedi matin. Lorsque le réveil sonne, je l'attend, j'ai les yeux ouverts. Mais je ne bouge pas, je ne veux pas me lever. Je me sens encore lourde de la veille.

On a passé du temps ensemble. J'ai aimé me perdre dans leurs sourires et dans leurs souvenirs. Un temps délicieux passé goutte par goutte. Le temps élastique et qui se prolonge, qui s'étend jusqu'à redevenir une exclamation, un "déjà!", lancé et des pas pressés, qui s'en vont lentement dans la nuit, vers le quotidien.

Il y a une musique qui me hante, qui ne me quitte plus. Des pas qui me collent.

Assise à la table du salon, je me suis dit que la lumière était belle. Le soleil se couchait sur un ciel nuancé de gris. Une lumière précieuse qu'on ne voudrait pas perdre. Une lumière à fixer pour s'en souvenir. Un petit sourire qui s'impose dans un ciel qui s'assombrit. Un visage qui se détend.

Samedi Matin. Lorsqu'il faut se lever, je ne bouge toujours pas. 8h30. 8h35. Enfin je me tire de sous la couette. Je m'extirpe de la chaleur de la nuit qui m'enlace.
Sous la douche, je laisse l'eau couler. Je ne fais plus attention au temps. Je pense.
Toujours penser. Je chantonne un air, pas trop fort pour ne pas réveiller Papa qui dort à côté. Je le chante pour moi, pour me bercer et pour me réveiller, pour l'energie dont j'ai besoin.

Un tout qui s'accumule et qui s'enchaîne dans une routine qui prend toute la place. Les moments où je souris, où je ris. Les moments où je ne sais plus, ceux où je en veux plus savoir. Les moments où je me perds, ceux où je me retrouve, ceux où je les retrouve. Et tout ça qui se mêle comme dans une danse.

Samedi Matin. Il en fait pas si froid dehors. Je reprend une dernière fois la route du lycée avant les vacances.

J'ai enlevé la bué du miroir pour essayer d'y voir quelque chose. Des goutes d'eau se reforment vite.

Les mots volent et fusent. J'écris machinalement quand je n'ai plus la force de les entendre. Puis je reviens sur terre, dans la salle cent quelque chose, personne ne sait jamais dans quelle salle on est...

"J'ai envie de m'acheter un paire de chaussure. Il faut que j'apprenne à marcher avec des talons...Bonne excuse, non?"
Des idées qui me passent par la tête, comme ça, un samedi matin, entre L'intelligible et le sensible platoniciens...

Dans le lit, entre le dictionnaire étymologique, celui de l'histoire de la langue fraçaise, le Petit Robert, des feuilles et un crayon à papier, j'essaie de réfléchir. " Quand sait-on que l'on est adulte?".
Je cherche partout le mot adulte, pour me faire une idée. Je me laisse embarquer par la dissert'.

Samedi matin. La récré dans la salle de philo, c'est toujours drôle. Un petit moment entre nous. Danse, lancés de gommes, mini films...
Puis quand la sonnerie retentit, l'on se remet doucement à nos place et à nos pensées.

Ne pas se demander ce qu'il faut faire, ce que je dois faire. Simplement être assise dans le lit, l'ordinateur sur les genoux. Ecrire un peu.

La fin des cours, les vacances. Ceux qui sourient, ceux qui se dépêchent de sortir. Les bisous des "bonnes vacances" lancés.

La radio est allumée. Papa lit à côté. Dehors, le temps est gris. Un temps à être confiné quelque part. Un temps à se faire un cocon, un petit nid bien chaud. Un temps à boire du thé, à se laisser porter par une douceur chaude...

Entre deux mots.

Kanaillou

mercredi, septembre 23

Mercredi 23 Septembre

Quand le rythme reprend, il faut pouvoir suivre la cadence. Ca commence piano et sa continue mezzo forte, le forte, pas encore, il faut le temps de laisser la mélodie se déployer, s'installer. il faut laisser le temps de pouvoir suivre et ressentir, le temps de pouvoir tenter de comprendre.
Je suis fatiguée. Chaque rentrée, c'est pareil. Il y a toujours ce moment, ce point faible ou tout prend des proportions immenses et vient se poser sur mes épaules. Ce moment où ça devient trop lourd.
C'est passionnant. Je m'engouffre dans les mots des profs, et je me laisse porter. Tout se remet en question. Je doute.
C'est ça. Je me suis réveillé et j'ai ouvert les yeux sur une journée de doute. Sciences Po? Ou quelque chose de plus littéraire, une prépa peut-être. Ou ce que je pense vouloir faire, une école de sciences humaines...Et tout ça qui se mélange dans ma tête. Les pensées se mêlent et s'entre-mêlent. Suis-je sûre de vouloir préparer Sciences-Po pour les bonnes raisons? Qu'est-ce que j'ai vraiment envie de faire?
Des sciences humaines je crois.
Mais je veux aussi pouvoir m'ouvrir au monde, je veux pouvoir avoir un socle de culture général avant de me lancer sans quelque chose de concret. enfin, quelque chose de précis.
Je ne sais plus.
Et quand je discute avec les autres, je me rends compte qu'il va bientôt falloir faire le grand pas.
Un matin de doutes. La fatigue qui dans avec mes pensées et qui les fait tourner dans tous les sens.
J'ai envie d'être vendredi. La comédie musicale me change les idées. Un projet qui s'est ouvert comme une fenêtre pour m'aérer un peu.
Quelques bouts de moments restent. Chanter dans une voiture "when a man loves a woman" à tue tête, après une soirée remplie de rires, une de ces soirées qui change les idées.
J'ai du mal à m'arrêter.
Je pense à la litté qi m'attend. Je vais me replonger dans les liaisons dangereuses. Brillant.
J'ai juste besoin d'un peu d'énergie.
Je n'ai pas mes heures de russe. Je ne les aurai pas de la part de l'administration. Se débrouiller.
Les cours avec les autres vont me manquer. Il va falloir trouver une autre solution.
Je me perds dans mes propres mots (mauvais signe?). Je ne sais plus où j'en suis, je ne sais plus ce que je dis.
Je ne sais plus rien. Je doute.

"Je sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien".

Philosopher: Doutes, critiques, incertitudes.

Kanaillou

mardi, septembre 8

Mardi 8 septembre 2009

Se perdre dans le philosopher. "Mais selon vous, quelle est la différence entre ce qui est exact et ce qui est vrai?"? Je ne lâche plus les mots. ils me suivent se baladent dans ma tête. Je ne comprends pas, quelques fois. Mais ça me fait sourire. Qu'y a t-il à comprendre au fond? L'important c'est d'y penser. Je souris. je reste accrochée; quand c'est la fin, j'ai hâte d'être demain. Je pense au rebonds fait, aux enchaînements non logique..."E=MC2"..."Donc Selon Freud, neuf dixièmes de notre cerveau concerne l'inconscient"..."Qu'est-ce que la philosophie pour vous?"..."Si l'on prends l'étymologie des mots...". Quelques fois un "ça va? " lancé, attentionné. Je suis dans une bulle, attentive et imperturbable.
"Mais en fait, c'est ça que je veux faire. des sciences humaines. De la philo. de la psycho. C'est évident.". Je souris. Après, à la cantine, on rit.

Je rentre assez tôt, crevée. Crevée et contente. Je relis quelques notes, encore fraîches. Je m'allonge dehors, au soleil avec l'Enfant Bleu de Bauchau. Je me laisse porter par les pages. je prends mon temps et ça fait du bien. Vraiment.

J'attrape mon violon. Je joue quelques notes, j'essaie de me remettre petit à petit la sonate de Debussy dans les doigts. Je pense qu'il faut que je revois I. pour qu'on se mette d'accord.

Je pense que j'aime pouvoir prendre le temps de lire, de faire de la musique.

Je me balade encore dans mes pensées de temps en temps.
Ca fait du bien.
Je suis fatiguée et je souris.

L'année va être géniale. Je le sens.

Kanaillou

vendredi, septembre 4

Vendredi 4 Spetembre 2009

Allongée sur le canapé, les jambes posées sur le rebord, la tête à l'envers, je regarde le plafond. J'observe l'ombre de la toile d'arraignée qui danse lentement et gracieusement. Je l'observe qui s'étire, qui rapetisse, tout doucement. Chacun est dans ses lectures ou dans ses pensées.

Silence.

Je tourne la tête.
j'imagine la photo du reflet de la lampe dans a vitre que je ne vois pas entière.

Je tourne la tête.
Une arraignée suspendue à un fil invisible monte de la table vers le plafond.
Je l'observe elle aussi. Tout doucement, ce moment improblable ou les yeux ne voient que cette petite chose qui monte dans le vide.
"Une arraignée qui monte qui monte qui monte...." Je repense à Maman , quand j'était petite. Je voyais ses doigts qui gigotaient arriver vers moi. Je riais alors qu'ils étaient encore loin de me toucher. j'entends mes rires. Des rires d'enfants.

La rentrée.

A peine une heure et demi mais je suis cassée.
Il y a eu le discours du Proviseur sur l'imprtance de l'année de Terminale, sur le sérieux que l'on devra fournir, sur....
Je m'évade un peu. Je regarde autour de moi tous ces visages connus. Certains ont changé. Ca fait drôle de me retrouver là sans même avoir eu le temps de m'en rendre compte.

En arrivant au lycée, j'entendais déjà les éclats de voix, alors que j'étais de l'autre côté de la grille. Les rires des retrouvailles.

Je marche. Devant moi, deux jeune filles qui se serrent sous un parapluie. Elégantes. Je ne les vois que de dos.
Au bout de la rue, je me rends compte que je les connais. Je m'exclame. C. et M. se retournent.
On rit.

La même classe. Exactement. Vingt élèves, l'idéal. Notre professeur de philo qui est notre prof principal nous demande si l'on se connait.
On sourit.
"Oui".

C'est drôle. après tout, rien n'a vraiment changé.

J'ai retrouvé les lieux, les personnes. Encore une année. Et après? Après...

Ce matin, je me réveille tôt. Je vois tout le monde avant que chacun s'en aille. Ils défilent, se succèdent. Les pancakes diminuent dans l'assiette. La table est remplie. Confiture, verres, tasses, thé, café, pain, beurre...
Moi, je reste là, je les observe partir, revenir, partir.
Dans la cuisine, ça bouge. c'est agréable. Je tiens ma tasse bien chaude de thé dans mes mains.
Il ne fait pas très beau dehors, mais bon.
C'est agréble.

Seule dans la maison qui paraît bien vide, je range la table puis me décide à jouer un peu.
Mes doigts ne sont pas très à l'aise sur mon violon. Ils vacillent un peu.
J'essaie de reprendre le début de la sonate que j'avais commencer à travailler avant de partir.
Je n'y arrive plus très bien, ça va revenir.
G. arrive vite. On retrouve A. et on va manger à la créperie.

Dans la rue je croise ma prof d'histoire-géo. Je souris. Ca me fait plaisir de la voir.

Dans le photomaton, il ne faut pas sourire. Je prends la deuxième photo.

C'est lundi que tout recommence. Une nouvelle routine qui va se mettre en place. Un nouveau départ, une nouvelle année, trop chargée. Encore.

Lundi. Oui, Lundi.

Kanaillou

dimanche, août 23

Dimanche 23 août 2009

Chapitre 4.

-Séparations-

Les deux dernières semaines sont passées très vite. Toujours près de la mer, de la rivière, de la forêt. Quelques jours encore avec ceux qui sont là bas.

De France.

Le décallage horraire est impitoyable; j'ai beau n'avoir dormi que quatre heure dans l'avion, les six heures en moins de la Martinique me gardent éveillées.

Je crois que ce que j'aime le plus dans le retour, c'est retrouver ma maison, les couleurs, les odeurs, les lieux, les routes...
D'abord, l'entrée, l'allée parcourue en voiture. Puis, la petite allée jusqu'à la porte d'entrée, le jardin, les mains pleines de bagages. Quand la porte s'ouvre, cette odeur familière, mon odeur (L., ma petite cousine me disait "Tu sens bon, ça sent chez toi."), les couleurs de l'entrée. L'espace de la cuisine, le bruit de la chaudière puis du frigidaire.
Le couloir, les portes ouvertes, les livres qui s'empilent, les couleurs de la salle à manger. Ma chambre. Ma chambre qui n'a pas bougé, qui m'a attendu. Ma chambre et les photos accrochées au mur, les posters, mon canapé, les cousins par terre, mon lit, les rideaux de mon armoire.
Et Tania, toute collée contre moi, qui ronronne.
Je crois que oui, c'est ça que je préfère dans le retour.

J'ai toujours detesté les jours de départ.
Dire au revoir. Penser que dans une dizaine d'heures, ils seront tous à huit mille kilomètres de nous.
Il fallait passer voir la famille. Les serrer dans nos bras, les embrasser. Leur dire "à bientôt" sans bien savoir à quand.

Partir.

Quitter la mer qui nous entoure, la chaleur humide.
Les quitter eux.
Quitter des lieux, des visages et ne pas savoir quand ça sera, la prochaine fois.

A l'aéroport, la dernière image que j'ai de ceux qui étaient là, ce sont les mains qui s'agitent. Il y en a beaucoup. Puis je passe le contrôle de passeport et devant moi, il n'y a que le détecteur de métal, la salle d'embarquement puis l'avion.

On a décollé de nuit. Du ciel, on pouvait voir les chemins tracés par les lampadaires , sur l'île. C'était beau.

Dans la voiture, on écoutait de la musique. J'ai serré la main de Papa qui ne voulait pas partir.

Vendredi 21 août.

C'est notre dernier jour. Le midi, c'est Papa et moi qui faisons la cuisine pour le repas d'au revoir. On sera seize.
Dans la cuisine, au bout du compte, il y a aussi Tati C, A. et M. qui sont là.
Comme d'habitude, on est en retard. Mais eux le sont plus que nous.
Cuisiner me détend.
L'après midi passe. Ils sont là et on est content d'être ensemble.
En fin d'après midi, certains partent, d'autres restent.

On est assis dans le jardin, sur le banc, la table jaune et la balançoire. On discute. A. me lance un glaçon dessus. Puis un autre. J'arrive à en attraper un et je me lève; elle court et je lui court après. On rit comme deux enfants qui jouent à chat. On se bat, on roule par terre, dans l'herbe. L'on ne s'arrête pas de rire. On cri. Les autre rient aussi. Par terre, avec Elle, à ce moment là, je me sens vivre. Je vis si fort que ça fait du bien de la sentir tout contre moi.
Puis d'autre se lève, cela finit en bataille, on en sait plus trop qui est avec qui.

Plus tard, dans la soirée, Papa ouvre une bouteille de vin. Il sort du frommage et de la rillette. On se retrouve autour de cette table, sur la terrasse d'où ils agitent toujours la main lorsque l'on passe et que l'on klaxonne sur la route d'en face; une tradition entre nous qui reste.

Je me sens entourée; je sens qu'il sont là.
Alors je souris, je me dis que c'est un très bel au revoir.

Dans la voiture, direction l'aéroport, il se met à pleuvoir. Il avait plu aussi quand Maman était partie. Papa avait dit "La Martinique pleure parce que tu t'en vas..."
J'y repense.
Est-ce la Martinique qui pleure aujourd'hui ou nous? N'est-ce pas nos cœurs qui pleurent à l'unisson, même quand les larmes parviennent à rester à l'intérieur.
Je ne sais pas.
Je sens juste la douleur de la séparation.

Dans l'avion, il pleut encore. les gouttes s'écrasent et dégoulinent contre le hublot. Puis l'on décolle et l'eau ne coule plus.

L'on s'envole.

Kanaillou

mardi, août 11

Lundi 10 août 2009

La troisième partie des vacances, en Guadeloupe, s'est un peu prolongée.
Nous devions repartir Dimanche, finalement, on a changé les billets pour repartir demain.

Vert.

Je crois que c'est ça le nom de cette partie.
La Guadeloupe, c'est une île toute verte ou la fôret est partout , tout autour de nous. Il y a de très belles plages. L'eau est claire et les plages sont grandes. Puis il y a les rivières, plein de rivières. On est allé à la chute des ecrevisses, une toute petite chute et une rivière au milieu de la fôret...J'ai adoré. L'eau douce m'a fait du bien . il y avait du courant, on pouvait se laisser glisser.
Puis , au milieu des arbres (je viens d'effacer, j'avais écris "âmes", un joli lapsus, non?), j'avais vraiment l'impression de respirer.
Ca change de décor. Ce n'est plus du sable, ce sont des rochers. l'eau est fraîche et tout est vert.

J'adore le vert.

Les vacances ont été plus axées sur les ballades. C'était plus la découverte de la Guadeloupe que le farniente des Saintes.
C'était bien.
A part la chute aux Ecrevisses, nous sommes allés aux chutes du Carbet. Déçus, à l'arrivée, lorsque l'on nous a dit qu'à cause du dernier séïsme, on ne pouvait plus se baigner. Mais la ballade était si belle, que j'ai vite oublié la baignade. La fôret omniprésente n'en finissait plus. Nous sommes allés jusqu'à la première chute.

Il y a eu quelques journées à la plage, des plages différentes...Sainte Anne, la plage du Gosier...Ces deux plages sont au coeur de la ville, c'est assez étrange.

Il y a aussi eu la journée sur l'îlet Gosier, unen eau pas très profonde mais chaude.

Puis nous sommes allés chez la famille de mes tantes par alliance. Un Dimanche repas de famille d'où tout le monde est sorti trop rempli. Après mangé, nous nous sommes écrasés dans des canapé pour la sieste.

Enfin.

J'ai fini PRIDE AND PREJUDICE de Jane Austen et je vais sûrment commencer AURELIEN d'Aragon.

Les vacances sont toujours omniprésentes dans l'ambiance. On commence quand même à parler quelques fois du lycée, de l'école. Sûrement qu'on sent que la moitié des vacances est bien passée et qu'il va falloir y retourner.

Chacun essaie d'imaginer son emploi du temps, sa classe, l'année qui va commencer.

Mais juste quelques fois.

La musique sur les oreilles, j'écoute en boucle "GIRL" des Beatles en ce moment. D'autres aussi, mais celle ci, particulièrement.

Demain, on repart en Martinique. Rien qu'à l'idée de la traversée en bâteau....Je ne veux même pas y penser!

La semaine qui arrive risque d'être bien remplie, Maman repart déjà vendredi.
La fin des vacances, enfin, la dernière partie du voyage, avant de revenir en Métropole commence demain.

Le départ de la maison est à 6H15... Je sens que ça va être une dure matinée!

Kanaillou

lundi, août 3

Lundi 3 août 2009

De Guadeloupe.

Le deuxième chapitre des vacances est déjà fini.
Une semaine aux Saintes. Une de ces semaines de vacances telles qu'on les imagine lorsque le ciel gris devient trop oppressant et que les jours longs de l'année s'accumulent et n'en finissent plus.
Une semaine rêvée.

D'abord, le gîte. Un gîte ouvert sur la mer bleue. Un gîte dont le jardin est un accès à l'eau salée qui s'étend devant nous.
Un gîte vert d'où chacun entre et sort comme il le veut du moment que tout le monde est là pour le déjeuner et le dîner.

Tout commence avec le lieu.

Puis il y a eu la plage, le sable fin et chaud, la mer tiède qui nous enlace et qui berce.
Les ballades diurnes ou nocturnes, sous le soleil ou sous la lune.
Les lectures à n'en plus finir, les soirées sur les transats, les journées à bronzer, les écrits, les rires, les escapades, la liberté de l'air, le "tchilili" dansé un soir, puis un autre, la musique des vacances...

Chacun y a trouvé son compte.

J'ai aimé le pont flottant à la tombée du jour ou de nuit. C'est L. qui m'y a emmené la première fois. Elle m'a dit de sa petite voix "j'aime bien venir ici, le paysage est joli puis c'est un pont qui flotte...".
Je l'ai regardé longuement, j'ai regardé son visage , ses yeux qui étaient perdus dans le vide bleu de l'horizon.
Je l'ai regardé si grande. Elle n'était plus cette petite fille d'il y a deux ans.
Puis mes yeux se sont perdus dans le vide, dans le silence qui nous entouraient et que seuls brisaient le murmure des vagues qui faisait se balancer le pont, juste légèrement comme pour nous bercer.

Il y a aussi eu les sauts du ponts. Lorsque je tenais la main de A. , on s'est souvenu ensemble d'il y a six ans. Des sauts à n'en plus finir, de ceux qui nous poussaient et de ceux qu'on poussait à notre tour. J'ai senti les brèves secondes de vides avant de me retrouver totalement dans l'eau, entourés de bulles qui s'accumulaient parce-que j'avais troublé son calme. J'ai savouré les quelques instants avant de remonter à la surface, avant de franchir la barrière qui me ramènerait vers l'air. Mes cheveux se sont écrasés sur mon visage. Je ne voyais rien mais je riais. Je les ai remis en arrière et j'ai vu A. qui souriait.

Cette semaine, je les ai aussi tous retrouvé. Chacun d'eux.

"La dernière fois que vous êtes venus, on jouait au kems ensemble, maintenant, vous allez en boîte" nous à dit Tati B. avec un petit sourire à A. et à moi alors qu'on allait retrouver les autres.

Oui, les choses changent à une allure incroyable et l'on s'en rend particulièrement compte lorsqu'on est tous ensemble. Parce que je me souviens encore qu'à la naissance de L., A. et moi avions 7 ans, C. et M. avaient 5 ans et l'on s'amusait à calucler quels âges on aurait lorsque L. aurait 10 ans, et quel âge elle aurait quand nous , nous aurions 18 ans...

L. a 10 ans. C. et M. 15 ans. A et moi, 17 ans.

Six ans qu'on ne s'était pas retrouvé tous ensemble réuni. On s'est vu entre temps, les uns les autres, mais tous ensemble, ça remonte à six ans.
Alors là, on s'est retrouvé mais c'était différent. Les uns se cherchent, les autres grandissent, d'autres encore se disent qu'ils sont en train de devenir adultes un peu trop vite à leur goût.
C., M. et E. de sortie tous les jours, A. et moi à rire avec les adulte; L. à embêter tout le monde ou à jouer sa starlette (parce que, je cite "je suis la plus belle du monde!").
On ne sait même pas quand on se reverra tous, comme ça.
En Partant des Saintes, l'on ne sait pas si l'on reviendra un jour tous ensemble comme mainteant, on se demande quand et l'on s'apperçoit que le temps file et que les projets des uns et des autres s'accumulent et ne font que commencer.

Lors de la traversée vers la Guadeloupe, je suis à genoux sur un siège du pont du bâteau; le visage en plein vent je scrute l'horizon bleu et la ligne frontière entre ciel et terre. Lorsque les vagues sont un peu trop forte, l'eau gicle sur mon visage, sur ma robe. Ca rafraîchit. Je ne bouge pas. Ma vue est brouillée parce que mes lunettes sont pleines d'eau. C'est étrange de voir tout à travers des goutes. Le paysage devient brumeux et presque imaginaire.

Avant de partir, lorsque le bateau commençait tout juste à faire de l'écume, j'ai vu son ombre et nos ombres dans cette mousse blanche sur le bleu de la mer. J'ai souri. Je n'avais pas mon appareil photos sous la main, et je ne savais pas quand ça allait commencer à mouiller. J'ai donc pris le parti de l'écrire faute de la photografier.

Arrivés en Guadeloupe, il se met à pleuvoir. D'abord, ce sont des petites goutelettes, puis ça se transforme en averse. Je souris.

Ca y est, la deuxième partie des vacances est bien finie. D'ailleurs, la troisième commence tout juste.

Une semaine en Guadeloupe chez Tati B.
Ils sont allés faire les courses à plusieurs après avoir fait les menus pour la semaine. Puis, ils ont commencé à regarder ce qu'on pourrait faire.
J'avais appelé la première parties des vacances "retrouvailles". Pour la deuxième, rien ne me vient. C'est tellement de choses et à la fois si simple. Peut -être que ce qui serait le plus juste serait "Un semblant d'avant dans un maintenant".

Les Saintes, c'est l'île où l'on se retrouve tous.

Oui, pourquoi pas. Si je trouve mieux d'ci la troisième partie, je l'écrirai.

Kanaillou

vendredi, juillet 24

Vendredi 24 juillet 2009

De Martinique.

Je crois que je ne me suis rendue compte qu'on partait en Martinique seulement quand l'avion a décollé.
A l'aéroport, j'ai cherché des yeux mon oncle. J'ai vu d'abord ma tante et G. qui nous attendait. Puis j'ai apperçu Grand-père et enfin Tonton.
Ca a été un peu ça au début, comme à chaque fois qu'on vient, les retrouvailles avec la famille. Parce que huit mille kilomètres ça fait beaucoup...

Je crois que c'est un peu comme ça que ça a commencé. Des retrouvailles.

Ensuite, j'ai retrouvé les routes, le ciel, la mer, les odeurs, les couleurs, les habitudes de vacances qui reviennent très rapidement. Les envies, les sorties, les rires...
Mes cousines et Mélina.
Je retrouve le goût des plats, des fruits.
Le temps passe vite. Déjà une semaine qu'on est là. Les journées sont bien remplies et portant, on prend le temps. Le temps de se lever, de petit déjeuner ensemble, de partir à la plage, de se baigner, de bouquiner, de profiter.
Le temps de tout ça.
J'aime les vacances comme celles ci.
Tout passe vite mais de façon à ce que l'on profite quand même.

Une semaine, et je crois que c'est la fin de la première partie des vacances.
A vrai dre, ce ce que j'ai pensé quand de la terasse, je leur ai fait coucou, comme on fait toujours, alors qu'ils emmenaient Mélina à l'aéroport. J'ai pensé que ca faisait drôle d'être là et de savoir qu'elle ne serait plus là; Elle.
Puis demain, on part en Guadeloupe retrouver les Taties S. et B. et C. et L. pour ensuite aller passer une semaine aux saintes. On change de lieu, de personnages, un peu comme dans une pièce de théâtre où l'on changerait d'acte. Le théâtre des vacances.
Voila. Je pense que cette partie pourrait s'appeler "Retrouvailles".
Demain, ça sera autre chose, ça sera différent.


Kanaillou

vendredi, juillet 17

Depuis le 9 juillet 2009

Le 9 juillet 2009, on part à Londres avec Tamo.
Je lui fait visiter la ville, je découvre et redécouvre les coins et recoins de la capitale.
J'adore Londres.
La vie, le monde, la foule, l'accent saccadé des anglais, le métro, les bus...
C'est magique de s'y retrouver.
Le vendredi soir, les résultats du bac doivent être sur internet. J'essaie de ne pas y penser mais, dans la journée, dès que l'on s'arrête, le premier mot qui arrive est "résultats". L'on trouve un cyber cafe pas loin de Piccadily circus.
Sur l'écran de l'ordinateur je vois: Français écrit: 16
Français oral: 18
Mathématiques:17
Enseignements scientifiques: 17
Travaux Personnels Encadrés: 15
Je rois que je ne me rends pas bien compte.
Le vendredi soir, on est allé voir Sister Act'. C'était fantastique, magique. L'orchestre en dessous de la scène, une comédie musicale qui pétille, qui donne la pêche.
Je sors avec une envie de chanter, danser. Je suis si contente.
Tout est passé très vite à Londres. Nos journées étaient bien remplie, j'ai fait marché Tamo d'un bout à l'autre de la ville. Lorsuque le monde, la foule commençait à être envahissante, l'on allait se poser quelques temps dans un park.
J'ai adoré notre longue ballade dans Finsbury park, juste à côté de l'hôtel. L'on était rentré plus tôt ce jour là. L'on a photografier des écureuils, des bouts de ciel. Je me suis sassise dans l'herbe, l'on a regardé ces gens qui se retrouvaient pour faire de la musique ensemble. Je me suis dit que vraiment, c'était génial.
L'on est rentré le 13 juillet au soir.
Tout raconter, c'est impossible, alors des bribes sont revenues au fur et à mesure des conversations.
"-How much is it for 1 cookie?
-1,20
-...I still have 90 p....
-... Oh, it's ok."

Et nous voilà à vider nos portes monnaie dans les mains de ce vendeur en riant parce qu'il ne nous reste pas un seul penny.
Tout ça pour manger les meilleurs cookies du monde commme avait dit Melie.
Franchement, ça en valait la peine!

Tous ces petits bouts de voyage qui reste et qui sont à raconter...

Tout s'est enchaîné, on est arrivé au 15 juillet sans que je vois le temps passer. Le 14, on a commencé à préparer quelsuqes petites choses que l'on pouvait déjà faire pour le lendemain.
"J'avais dit une petite soirée, et l'on se retrouve à 35..."
Mélie n'en revient pas, nous , ça nous fait rire.

Le 15 juillet, ils sont là. Je suis si contente de les voir, de partager ce moment avec eux. Je sens que quelque chose se préare. Messes basses, demandes discrète...
Mais qu'est-ce qu'ils font?

Je n'en crois pas mes yeux.
Ils m'offrent des spectacles. Des mots, des sourires, des intentions.
Je n'en crois pas mes yeux.
D'abord, 16 personnes qui sortent avec des masques, des masques qui sont mes visages de 1 à 16 ans. Je n'en peux plus de rire. Ils me chantent une chanson. "Kanaillou d'Abord" (sur l'air des "copains d'abord") qu'Alice m'a réecrite. Puis mes amis de la comédie musicale me chantent une chanson sur un air qu'on a fait cette année. Mon père, entouré de 17 personnes tenant chacune une bougie, et formant un coeur me lit 17 Haïkus. Delphine et Matthieu me lisent ' On n'est pas sérieux quand on a dix spet ans...". Ma Maman, Zahia et Marianne me chantent une chanson sur un des airs qu'elles ont tant chanté ensemble. Après, elle prennent la voix de Tamo qui m'a écrit 17 souvenirs qu'Elle n'osait pas lire.
Je suis restée assise. LEs larmes aux yeux, les rires, les sourires, les "wahou!" qui ne pouvaient même plus sortir et eux tous qui m'ont offert tout ça.
Qu'est-ce que je ferai sans eux?
Je n'en reviens pas. Je les aime tellement.
L'on finit la soirée avec le gâteau puis l'ouverture des cadeaux; J'ai été gâtée, les cadeaux se sont empilés et je m'emerveille un peu plus à chque fois que j'en découvre un.
Je ne sais pas quoi dire. Je les regarde tous, je les embrasse.
La soirée se finit en petit comité. Beaucoup sont rentrés parce qu'ils devaient se lever tôt le matin ou parce qu'il sétaient crevés ou...Enfin, reste quelques uns. L'on met de la musique.
On a dansé jusqu'à 3h du matin. Surtout Alice, Morgane et moi.
Avant de me coucher, je lis les cartes , textes, mots de chacun.
Je n'en reviens toujours pas. Je repense à tous ceux qui étaient là, à tous ceux qui n'étaient pas là mais qui m'ont appelé, qui m'ont envoyé un texto, qui ont écrit un mot sur mon mur de fb. Je pense à tous ceux qui ont pensé à moi...Wahou.

Je m'endors en souriant.

Jeudi 16. J'ai définitivement 17 ans. Ca y est.
C'est notre dernière soirée avec Mélie avant le départ en Martinique. Je demande à Al. Et Sylvia si l'on peut aller à la séance de 22h30.
L'on se retroue au cinéma, je suis si contente d'y aller avec elles! Harry Potter et le prince de sang mélé.
Je retrouve les personnages avec plaisir, j'ai adoré. On a adoré. Frustrées de ne pas avoir la fin, maintenant qu'on a lu le 7 mais contentes d'avoir passé cette soirée toutes les trois. Contentes de l'avoir vu ensemble.
Dernière soirée avec Elles aussi,avant que je ne parte.
"La faute à qui? " a dit sylvia.
Toujours le mot pour nous faire rire.

Aujourd'hui.
Veille du dpart en Martinique. Plein de choses à faire...Puis finalement, je prends le temps;
Je pense aux vacances, aux lectures, aux carnets, au temps que je vais passer là bas, avec mes cousines, mon cousin, mes tantes, mes grands parents, mes parents...Ma famille.
Je pense à la palge, au ciel bleu, à tout ce que je vais pouvoir faire. Je pense, j'iamgine. J'attends. Puis j'ai du mal à me rendre compte. demain matin, je serais dans une voiture direction l'aéroport.
Demain...
C'est toujours étrange, les veilles de départ.
Retour le 23 août. Déjà quelques projets.
Enfin...
En atendant, il faut que j'aille faire ma valise!

Kanaillou

jeudi, juillet 2

Jeudi 2 juillet 2009

Fête du cinéma avec S.

Dans le train ce matin, on se laissait bercer par les mots et le train, en regardant les films qui passaient aux Halles.
Du choix.
"On se fait un top 5?"
Je sors mon carnet et un stylo. Tout se passe très vite. Finalement on se programme 4 film.
"Etreintes Brisées"/ "Whatever works"/ "Les beaux gosses"/ "Sunshine cleaning".
Puis, arrivées, la queue nous fait rater le début de Whatever works. Alors on change un peu le programme. On commence par Corlaine et on met "Whatever works" à la place d'"Etreintes Brisées".
Enfin, toujours est-il que la journée s'annonce bien.
On sort pique-niquer après la première séance. Assise sur la pelouse du jardin des Halles, sous le soleil de tout début d'après midi. On se dévoile, on se découvre un peu plus. On parle du film, de cinéma, d'Arts, de nous, de livres, de tout et de rien.
Puis la deuxième séance.
On rit.
On fait quelques magazins, la bibliothèque de cinéma puis on sort parce qu'on a une heure de battement.
Il fait encore plus chaud que tout à l'heure. On sort du chocolat, quelqus gâteaux pour le goûter.
"C'est bien les vacances quand même." J'acquièce.
Etre là, avec elle, discuter, rire, se faire quatre films dans la journée... Commencer à apprécier la douceur de l'été, sans stress, sans pression, sans obligation.
Se sentir bien.
Puis les deux derniers films d'enchainent.
"Bon choix", on se dit, une fois la journée terminée. On retourne vers Saint Lazare pour attrapper le 21h20.
On se laisse bercer par les mots, par le train qui retourne vers Mantes.
Je souris quand elle sort de la voiture.
Prochain RDV, le film qui à l'air trop bien et dont on a vu quatre fois la bande annonce aujourd'hui...

Kanaillou

mercredi, juillet 1

Mercredi 1er juillet

Vacances.

Toute la pression qui retombe. Les épreuves du bac sont passées et enfin, je me sens libre de mon temps, libre de dormir ou ne pas dormir, de sortir ou de rester avachie quelque part entre la maison et le jardin.
Demain, journée ciné sur Paris avec S. et peut-être M.
Après tout, je n'allais pas manqué la fête du cinéma! Puis vendredi, je ne sais pas encore mais C. vient manger avec ses parents le soir. Samedi, c'est la grande fête de fin d'année sur L'île verte, organisée par A. "Pool party" comme j'ai appris à dire au Canada. Dimanche, je pars à Malte pour une semaine avec ma grand-mère. Le 18 juillet, on part en Martinique et on revient le 23 août.
Belles perspectives de vacances.
Je ne rêve que de me laisser porter par le temps, de ne plus regarder ma montre, sans cesse.
Puis, le BAC s'est plûtot bien passé, je n'attends plus que les resultats, qui, à mon avis, risquent d'arriver plus vite que je ne le crois.
C'est fou comme le temps devient élastique l'été.
Je repense à l'année dernière. Le mois de juin qui a filé, l'été qui m'a embarqué. Puis je me dis que j'ai envie de me poser, me reposer.
L'an prochain va être chargé, je le sais déjà. Mais passionnant. Alors bon, l'équilibre va trouver sa place.
En attenadant, Vacances.
Et ça alors...
Ca fait du bien!

Kanaillou (soulagée)

mardi, juin 2

mardi 2 juin 2009

Juin.

Soupirer dans un moment où je ne sais plus.
Tourner ma tête vers la fenêtre lorsque les discours mathématiques commencent à être trop longs...
Ecraser ma tête sur ma feuille de cours.
Fermer les yeux ou les laisser ouverts pour pouvoir me perdre dans le vide.
Etre dans une bulle où il n'y a plus rien. Plus un bruit. Juste le soleil, la pelouse etle ciel bleu.
Se perdre.

Soupirer.

Encore un peu.
Travailler au soleil quelques heures.
Regarder les roses.

Soupirer.

Ne plus avoir envie.
Essayer de trouver l'energie.
Ne trouver que de la fatigue.
S'essoufler.

Soupirer.

Juin.
J'aime les jours qui se rallongent et qui donnent l'impression que le lendemain est loin.

L'immobilité de tout, autour, est effrayante. Tout paraît si lent, si loin. Peut-être est-ce moi qui suis loin? Déconnectée du tout.
C'est comme des tableaux qui se posent, qui restent pour qu'on les regarde. J'ai peur de l'ennui mais je ne demande qu'à tout arrêter.

Soupirer.

J'ai envie de pouvoir avancer sans savoir où je vais.

Bientôt juillet...

Kanaillou